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Pour vivre heureux, vivons frustrés.

J'essayerais bien.

le 25/06/2009 à 16h48


Tu dis mais ne sais pas, qu'on n'est pas là pour ça
Que toutes les larmes de la terre, non, ne coulent pas pour toi
La vie est un mystère, la mort un courant d'air
Oh je t'en prie ne parle pas, j'ai bien trop peur de prendre froid.

Tu dis mais ne sais pas
Tu cries mais ne sais pas


A côté de chez moi, certains font des affaires
Y en a plein des comme toi, moi, je n'en ai que faire
Je sais que rien ne sert, de courir à travers
Que même avant des petits pas, ça pour sûr on avancera

Tu dis mais ne sais pas
Tu cries mais ne sais pas


Welcome to the Universe, where everybody gets fun !

 

 

 

Mickey 3D

- Tu dis mais ne sait pas.

Nevertheless

le 18/05/2009 à 17h35

 

 

Je sais que c'est un peu bête de dire ça maintenant, mais je vais mal. A moins d'un mois du bac, je le dis, je vais mal. Certainement le stress, et ? Parce que je puis vous assurer qu'il y ait un et. L'année scolaire 2008/2009, mon année (de) terminale, aura été pour moi, l'épreuve d'une vie, pas seulement parce que cette année est " importante" pour la suite, mais aussi parce qu'elle fut pleine d'embûches que j'ai su éviter ( ou pas ) avec beaucoup d'efforts, et pas mal d'espoir. Tout ça pour en arriver là.. Non je ne dis pas que je désespère ou que je baisse les bras. C'est juste que j'ai besoin de le dire, ici, dans mon " sanctuaire ". Au final, ce que j'aurais peut être dû faire, c'est écrire ça quelque part où je n'aurais jamais publié, mais je crois qu'au final, que vous les lisiez parfois, mes articles, ce n'est peut être pas si mal. Je suis perturbé, je suis aussi dégouté, je crois. Je crois que je suis devenue, comme qui dirait maniaque.. Et désormais, dès que je n'arrive pas à faire ce que je veux, je m'effondre. C'est ridicule. Je suis, je crois, la meilleure partisante du " Il faut toujours donner le meilleur de soi-même ", et voyez où j'en suis. Je ne suis vraiment pas un exempleC'est pas que je n'arrive à rien, c'est plutôt que tout ce qui me parait le plus important se butte toujours contre des choses futiles contre lesquels je ne peux pas lutter : Mon amour pour lui, mon amour pour elle, mon amour pour les autres, ma lâcheté, l'argent, le désintérêt des autres, la soltiude, l'incompréhension..

Parfois je me donne l'espoir, que demain ça ira mieux, parce que demain est un autre jour, mais au final, je crois que je n'avance pas, ou presque pas. J'ai l'impression que toute ma vie ce sera pareil, jamais je ne réussirais à faire ce dont j'ai envie, comme j'ai envie que ce soit fait. Je suis certainement trop perfectionniste, comme tu me l'as dis, surement. Il faudrait que je me fasse à l'idée, que tout ne peut pas être comme je le veux, que le monde n'est pas parfait, que je ne peux pas tout faire. J'ai envie de me plaire à moi, mais aussi aux autres, à ceux que j'aime, j'ai envie de jouer les jolies jeunes filles qui font tout, tout bien, comme il faut, et en même temps, je me dis que ça ne me ressemble pas. Je ne sais pas, qui je veux vraiment être. Je crois que c'est mieux que mon monstre soit encore là, car même si parfois, il me hante encore et que c'est très douloureux, au final, c'est lui qui encaisse tous les coups qui ne valent pas de pleurer ou même d'être mal. Et puis parfois c'est la nostalgie qui me prend, mes souvenirs me soufflent, qu'avant c'était beaucoup mieux, que j'étais mieux, que je me sentais mieux, mais il n'en est rien. Si on était pas plus heureux, pas mieux, tous les jours, on se serait déjà tous suicidé. Au fond, on est bien tous là pour quelque chose, je me dis que si chaque jour ne m'apportait rien, je ne trouverais plus le goût à vivre, et pourtant je l'ai encore alors il doit bien y avoir quelque chose qui m'aide à survivre et à supporter les jours qui avancent. Mais quoi ? Et puis si au final, il n'y avait rien, si ce n'était que moi qui trouvait la force de voir le jour se lever à chaque fois. Cela doit bien être ça, parce que je ne crois pas à une force plus puissante, quelque chose qui gérait notre vie et l'univers, je ne crois pas non plus au destin. Alors je dois admettre que c'est peut être seulement moi, la cause de ces journées et ces nuits qui se suivent et s'allongent.

Je suis la cause de ma propre vie.

 

Et comme je le disais : " ça ira ".

 

Pix : " Tel un bateau échoué "

Saint Suliac - Lundi 20 avril 2009

Wendy Bellanger ©

 

 

Papa, jamais je n'aurais pensé pouvoir mériter un exemple pareil. On dit souvent, que son père est le premier homme de sa vie, et l'exemple d'une fille. Je crois que je n'aurais pu rêver meilleur exemple. Il est vrai que tu n'es pas toujours sérieux, pas très courageux, pas très réaliste et surtout assez introverti, mais tout ce que je pense et sais de toi, surpasse tout cela. Tu es tout d'abord quelqu'un de très gentil, de très généreux et également quelqu'un d'adorable. Combien de fois, alors qu'on se connaissait à peine, tu m'as écouté, soutenu, et tu m'as aidé à aller mieux ? Je ne les compte plus. Et puis avec toi, on peut parler de presque; si ce n'est, tout. Il y a bien des sujets, que tu sais, être dificiles pour moi, mais tu arrives à me mettre en confiance pour que je puisse l'extérioriser et t'en parlais à coeur ouvert. C'est formidable. Même les plus petites choses que tu ais fais pour moi sont énormes dans mon coeur, c'est comme si malgré la distance et nos différents, tu puisses concevoir tout ce que je suis. Tellement peu de gens m'acceptent tel que je suis, mais toi tu as fais l'impasse sur tout ce que j'étais et qui te déplaisait, et tu m'as accepté tel que je suis aujourd'hui. Quoi que je puisse décider ou faire, je crois que tu serais toujours dérrière moi à me donner des conseils, et à m'aider quelque soit la situation. Ce qui est incroyable chez toi, c'est que tu t'en fais incroyablement pour ceux que tu aimes : Tu es toujours là, à me demander, comment je vais, qu'est ce que je fais, qu'est ce qui m'attriste.. etc. Ensuite tu sais trouver les mots réconfortants, ceux qui me bouleverseront ou me feront rire jusqu'à plus pouvoir. Tu es un homme formidable, un père fabuleux, un ami prodigieux, un confident stupéfiant. 

 

Maman, par quoi commencer pour te décrire ? Pour moi, tu es exactement l'incarnation de la femme parfaite. Même quelqu'un qui t'aperçoit du coin de l'oeil dans la rue, ne peut que tomber amoureux de ta beauté surnaturelle. Alors imagine l'amour que je dois te porter, moi qui te connais assez bien, même si je pense avoir encore beaucoup de choses à découvrir.. Tu es tout d'abord, affreusement intéressante, pleine de culture, de raison, de sagesse. Je ne compte plus les choses que tu m'as apprises, et je sais que c'est en ayant endurer tout ce que tu as vécu, que tu es devenue celle que tu es aujourd'hui. Tu m'impressiones, je crois qu'il n'y a que toi qui soit assez forte pour avoir subi tout ce que je sais, sans jamais aller jusqu'au bout des envies qui nous prennent dans ces moments-là. Tu es une femme impressionante, les épreuves que la vie nous oppose t'ont forgé un caractère incroyable. Tu es tout et son contraire. Tu es égoïste et en même temps très généreuse avec les autres. Tu es trop hautaine, mais il est impossible de te trouver ce défaut lorsque tu énonces ton amour parce que tu as une façon si délicieuse de parler de tes sentiments que cela nous cloue sur place. Ta voix est  la sublimation de tout ton être, je me rappelle l'avoir écouté des tas de fois en fermant les yeux et en rougissant, tellement celle-ci me fais succomber à toi. Je crois que je serais prête à faire n'importe quoi pour encore entendre n'importe quel mot sortir de ta bouche. Tu as une façon si sensuelle, si sexuelle de parler de sujets tabous, et puis des autres sujets aussi. Tu peux parler de n'importe quoi avec un sérieux troublant. Mais le moment où ta voix se sublime à elle-même, c'est lorsque tes cordes vocales jouissent à n'en plus pouvoir. Quel son plus doux que celui d'une déesse, emprise de plaisir ? Tu écris délicieusement bien également, ces lignes qui s'étendent sous mes yeux, m'emplissent de sensations à chaques fois. Je n'ai jamais lu quelque chose de plat dans tout ce que tu écris, il y a toujours un ressentiment qui en sort, c'est comme si des frissons de bonheur, de tristesse, d'émoi, ou de quoi que ce soit d'autres étaient déjà ancrés dans la manière où tu formes tes lettres. Je vois en toi, l'image de tous mes fantasmes, l'expression de tout ce que je désire dans le genre humain. C'est grâce à toi que j'ai découvert les profondeurs de mes désirs et je crois que jamais je ne pourrais ressentir ce que j'ai ressenti et ressent toujours envers toi. Ce n'est plus de l'amour, ou de l'attirance, ou même des espoirs sans fondements, je ne sais pas exactement quel mot utilisé pour décrire ce que je portes pour toi. Je sais que n'importe où où tu iras, n'importe quel choix que tu feras, n'importe quelle décision que tu prendras, rien, jamais ne pourra me séparer de toi. Plus le temps avance et plus je découvres que jamais tu ne me dégoutes, jamais tu ne me déçois. Je reviens toujours près de toi, comme un aimant ou une poussière qui ne pourrait s'éloigner de toi. Cependant, je voudrais être ton amant.. Est ce qu'un jour cela sera possible ? J'essaye de m'en persuadé mais la distance prend parfois le dessus. Malgré tout cela, je continues à regarder tes photographies avec envies et imagination. Je rêve d'une nouvelle première fois et encore d'autres. On dit souvent que créer des désirs et des situations développe l'ingénuosité et l'ampleur de son pouvoir sexuel, alors je devrais être une véritable wonder-woman sexuelle ( pourtant il ne me semble pas que ce soit le cas ). Ton corps est une véritable oeuvre d'art et mon esprit l'idéalise dans sa quête infinie de richesse corporelle. Chacun de tes mouvements, chacune de tes fragrances, chacun des centimètres carrés de ta peau est un éblouissement absolu. Je sens encore contre moi, la douceur pure de ton identité, les éclats de tes hurlements, le parfum de nos ébats. Nos destins sont liés pour toujours, nos doigts se retrouveront à jamais.. Tu es le fondement de tout mon être, la splendeur de mes disgrâces, l'image de mes rêves, le futur de ma vie..

 

Vous vous êtes trouvés et le destin fait que je vous respecte l'un et l'autre plus que tout au monde, pas seulement parce que vous êtes mes parents, mais aussi parce que je ne conçois plus ma vie sans vous, je ne vois plus mon destin sans l'aide indispensable que vous m'apportez, je ne respire plus sans le bonheur extrême et l'amour intense que vous me portez.

 

Vous êtes deux êtres horriblement précieux pour moi. Vous êtes l'origine de ma vie, le prolongement de mes efforts et l'exclamation de tout ce que je crois être de plus beau.

 

Je créverais pour vous, parce que vous êtes ce qu'il y a de plus important pour moi :

MON IDENTITE SIMPLE.

 

Votre fille.

Article sans cesse, en construction.

 

Pix : Vous, simplement.

The wave can't stop.

le 23/03/2009 à 14h43


Ce que je veux dire par là, c'est que la vie ne s'arrêtera pas. Enfin jusqu'à temps qu'on crève. En fait, ce que j'avance là, c'est que quoi qu'on fasse, le temps ne peut pas s'arrêter, le fluide qui coule dans nos veines et dans nos vies connait un courant continu, ce n'est pas parce ce qu'on va vraiment mal ou qu'on fait semblant, que ça va couler moins vite pour nous. La vie ne fait pas de cadeau, la vie ne nous épargne pas. Si nous voulons que quelque chose se réalise, c'est à nous de nous débrouiller. C'est comme ça. Dans la jungle, c'est chacun pour soi. On ne part pas tous avec les mêmes points, pas tous avec les mêmes chances, mais au final, on veut tous parvenir à l'arrivée. Pour cela, la seule chose à faire c'est de se donner les moyens d'y parvenir. Si on veut affronter les autres, ou même soi-même la seule chose à faire, ou plutôt la seule chose que l'on puisse faire c'est se regarder en face et admettre ce qu'on a fait, ce qu'on a été et surtout ce qu'on est. Sinon on n'avance pas. Sinon on n'est pas soi. Et lorsque l'on est pas soi, je peux vous dire que rien ne tourne rond. La vie c'est un combat quotidien, où le premier adversaire à subir c'est soi parce qu'au final, on sait bien que la personne qui va être la plus dure à convaincre qu'on est quelqu'un de bien, c'est soi. On ne peut se mentir à soi même. On peut réussir à embobiner tout le monde si on est rusé, mais je crois que personne ne peut se mentir. Et puis après il y a ceux qui ne savent pas, s'ils veulent vraiment avancer dans la vie. Au final, beaucoup cherchent trop à reculer et à force d'y réfléchir, le temps a soufflé et on a rien vu passé. De toutes façons, quoi qu'on fasse, la vie reste neutre, toujours face à cela. Elle a la même justice pour les malades dans les hôpitaux, pour les repris de justice ou les faux dépressifs. Le seul problème, c'est que nous nous sentons tellement mal lorsqu'on a commencé à ne plus s'assumer, qu'on a plus la force ni la volonté de remonter vers la surface. Pour nous, le modèle théâtral de la vie normale  n'existe pas, on est comme taillé dans la douleur du lendemain. La vie s'acharne sur nous, parce que c'est comme ça qu'on perçoit les malheurs qui nous arrivent. En fait, si on réussissait à ouvrir les yeux, on comprendrait qu'en creusant bien profondément, on mettrait à jour la cause de nos problèmes. Nous. La vie c'est un incendie, qu'on peut réussir à gérer pour qu'il réchauffe juste les alentours. Mais parfois, on se laisse emporter et l'incendie enflamme toute la forêt, on brûle des gens, des illusions, des promesses sur notre passage. 

Un jour, l'incendie s'éteindra, parce que les autres l'auront décidé pour nous, alors gérons nous, avant qu'on nous éteigne.

Listen : X

Pix : Dimanche 10 décembre 2006.
Carcouet.

Face à soi même.

le 02/03/2009 à 16h05


Les os à fleur de peau, il faut encore supporter les énigmatiques réflexions. C'est incroyable comme les avis peuvent diverger. Je me retrouve bannie devant le mur de l'incompréhension. Vous savez, vous vous retrouvez à l'intérieur d'une pièce, dans laquelle vous vous obligez de rester pas parce que vous n'avez pas le choix ( parce qu'au final, on a toujours le choix ) mais pour être respectable et vous devez écouter le baratin. Alors forcément, comme vous êtes des gens respectables, vous vous intéressez. Même pas pour faire bien, mais surtout pour être cultivés et comme j'ai si bien tenté de l'être : Ouvert. Mais plus vous désirez discuter car vos avis divergent, plus personne ne vous écoute.
On parle d'êtres. Vous savez ces différences qu'on essaye de juger subtiles mais que personne ne veut avouer. J'entends des discours, genre : " On dit toujours des noirs, mais non pas du tout, vous savez je travailles parfois avec des noirs, et ils sont très bosseurs et tout, rien à voir avec ce que l'on dit. Mais par contre les arabes.. " ou autre : " Non, mais de toutes façons, ces gens là, ils nous volent notre travail, et puis tout ce qu'ils savent faire c'est se plaindre, parce qu'ils habitent dans des cités, mais de toutes façons, si ils en sont là, c'est qu'ils l'ont cherchés, mais qu'ils restent dans leur pays ! ". Et il faut rester concis et calme. Alors on essaye de s'expliquer : " Tout d'abord, je crois que dire qu'ils nous volent notre travail est un peu exagéré, d'abord ils ne volent rien du tout, le travail est à qui le veut et puis secondement les travaux qu'ils arrivent à avoir, sont souvent des boulots dont personne ne veut : bâtiment, restauration.. Je rajouterais également que ces gens sont souvent dans leurs pays d'origine, ils sont nés en France. Pour finir, si ils se plaignent, c'est justement parce qu'on les traite de la façon dont vous le faîtes et puis si on était à leur place, on demanderait exactement les mêmes choses, en fait si ils vivent de cette façon, si ils sont comme ils le sont c'est aussi de notre faute. Il faudrait savoir se remettre en question. ". Et je disais concis.
Bref.
Ensuite, les homosexuels. En fait je crois que ce sont de toutes les " paraphilies de la vie" dont on ne peut pas parler. " De toutes façons, les gays se sont tous les mêmes. Ils ont tous des comportements déviants, ces gens là, ils ont juste eu un problème à la naissance c'est tout. Par contre les lesbiennes ça va. " ou " Ah non ! Moi j'ai un ami gay et je peux te dire qu'ils est très bien, bon d'accord il est un peu spécial, mais dans la vie de tout les jours, c'est un très bon confident avec les filles. "
Ça me dégoute. Je n'aime pas parler des choses que je connais pas, mais tout de même. Je lances " Et les bisexuels alors ? " " Les bi, c'est encore pire, ce sont tous des gros pervers. La seule chose à laquelle ils pensent, c'est le sexe et faire des choses à plusieurs, c'est simple. " " Je ne vois pas cela de cette façon, être bisexuels, comme son nom l'indique, c'est d'abord et avant tout, aimer accomplir l'acte sexuel avec des êtres humains du sexe féminin comme avec ceux du sexe masculin, mais c'est aussi, apprécier les deux corps, les deux habitudes, les deux odeurs, les deux pulsions. Ce n'est pas seulement physique. Et puis, ce ne sont pas des comportements déviants, si nous sommes Homosexuels ou Bisexuels, ce n'est pas parce que c'était écrit dans nos gènes, ce n'est pas une maladie, c'est parce que nous l'avons choisit, il n'y a rien de mal à cela. Et puis pourquoi, ça ne serait pas les hétérosexuels qui auraient un comportement déviant ? Ce n'est pas parce que la majorité des gens le sont ou bien parce que cela fait évolué la population que c'est forcément le bon comportement a adopter. La majorité ne fait pas la force. Ce n'est pas la quantité, mais la qualité qui compte. Je pense, pour finir, que de toutes façons, il n'y a pas de bon ou de mauvais comportement. Il n'y a pas de "mode" a adopté. On aime ce que l'on aime. Les pédophiles préfèrent les enfants, les zoophiles préfèrent les animaux, les dendrophiles préfèrent les arbres et les plantes. C'est la même chose. C'est comme nos préférences en matière sexuel : certains préfèrent de long préliminaires, d'autres aiment passer à l'action de suite; certains sont passifs, d'autres plutôt actifs. Je dois avouer que les paraphilies sont peut être plus excentriques que ces simples préférences de l'acte, mais tout revient au même. Ce sont justes des attirances. Ça ne se contrôle pas. " Gros silence.

Et puis les jeunes. Alors ça, c'est le gros sujet à ne pas discuter. " Oh les jeunes de nos jours, ils passent leurs temps devant leurs ordinateurs, et puis ils sont dépressifs
pour un rien, ils n'ont pas vécu ce que nous avons vécu, ils devraient arrêter de se plaindre et se contenter de ce qu'ils ont." ou " Ils n'ont plus aucun respect, ils se coupent, et puis de toutes façons, ils écoutent de la musique de timbrés et n'ont plus de culture. " Vous savez, quand vous vous sentez concernés ( parce que jusque là, je suis encore jeune ), c'est encore pire, je crois, parce que vous êtes le premier concerné par ce que vous vivez et ressentez. Alors, cela donne quelque chose comme ceci : " Tout d'abord, rentrer les gens dans des catégories ce n'est pas pour moi, ça me révulse que vous puissiez penser que TOUS les jeunes représentent le stéréotype que les adultes en ont. Une partie des jeunes se réfugient devant leurs ordinateurs parce que c'est bien la dernière chose qui leur convient, et je dois vous dire, qu'au final ce n'est pas spécialement une mauvaise chose. D'accord, nous restons frustrés derrière nos ordis, mais c'est bien parce que le monde de dehors nous dégoute. Ce n'est pas en allant se balader dehors en écoutant, chanter les oiseaux que nous en ressortiront moins abruti. Chaque époque est différente. Nous réagissons d'une manière différente à la vôtre, parce que nous ne vivons pas dans les mêmes conditions. Le monde est devenu stressant, répulsif, agaçant. Et puis c'est à cause de jugements comme les vôtres que nos comportements ne changent pas. D'accord l'évolution est peut être devenue différente, mais certainement pas plus FACILE. C'est très connu, une fois qu'on a passé une étape, on dit cela très facile, et on rabaisse ce qui ont du mal à passer cette étape parce que nous voulons évacuer toute la détresse que nous avons accumulé à passer cette étape. Et c'est ce que vous nous faîtes subir à chaque instants. Je ne nous dis pas persécuté par vos propos ou bien par le monde, j'explique juste que nos deux vies ne sont pas comparables. D'ailleurs aucune n'est comparable. Même si deux personnes vivent à la même époque, les mêmes situations, personne ne les interprète de la même façon. Parce que nos affects et nos sensations nous viennent de nos parents et de nos vécus. Se mutiler, comme boire, ou fumer n'est qu'un comportement en réponse à ce que nous ressentons. Chacun trouve des manières de s'en sortir ( ou pas ). Au moins se sentir mieux. Peut être qu'à vos époques vos comportements pour vous sentir mieux étaient différents, mais c'était parce que la société où vous vivez n'était pas la même. On ne peut comprendre quelqu'un que si on est exactement lui même. Au final, cela veut dire qu'on ne peut comprendre personne à part soi même (et encore). Pour finir, la culture. Je vous accorde que certains jeunes n'ont pas la culture que vous avez. Mais c'était pareil avec vos parents, vous n'écoutiez pas les mêmes musiques, vous ne lisiez pas les mêmes livres, vous n'aviez pas les mêmes goûts, c'est une question d'époque et de conformisme. "

Bref, au final, la vie n'aura consister qu'à être à peu près bien, face à soi même.

Pix : Dita - Vandread ;)

La bête humaine.

le 26/02/2009 à 15h43



Ou alors La puissance d'exister.

Trouver n'importe quel moyen pour ne pas affronter. Quelle belle connerie. Trouver un moyen de s'évader, d'oublier la réalité, parce qu'au final, tout ça ce n'est que de la merde. On aurait peut être mieux fait, d'être des animaux, peut être qu'on aurait vécu moins longtemps mais au moins, on aurait pas connu tous les " problèmes" qui s'opposent aux monstres les plus intelligents ( ou plutôt les plus ignobles ) : Les Êtres Humains. Mais comme de toutes façons, on ne peut plus choisir ce que nous sommes, on cherche par tous les moyens d'échapper aux responsabilités. Alors très souvent, on commence par la crise d'adolescence, plus ou moins avancés, on envoie chier tout le monde, parce que de toutes façons, la vie ce n'est qu'une pourriture. On ne veut pas la vivre, si elle est comme cela. Alors on trouve un groupe de personnes qui pensent pareil que nous, et comme dirait Monsieur Fontaine, l'effet de groupe y fait. On veut ressembler aux autres du groupe parce qu'ils sont "so" cool et si tranquille qu'on est sûr de vouloir être comme ça. Alors les influences peuvent être multiples : On peut se mettre à boire parce que l'alcool ce n'est pas interdit, et puis ça fait toujours classe d'avoir une bouteille de bière à la main. Et puis surtout boire de l'alcool, ça a un petit effet sur notre cerveau, on se sent un peu évadé de la réalité. Et puis on essaye de boire des choses de plus en plus fortes, parce que l'effet nous plait de plus en plus, c'est l'ivresse elle même mais surtout la sensation d'interdit, de désobéissance, et l'adrénaline qui monte dans nos veines. Ensuite on peut aussi se mettre à fumer, d'abord les clopes, ça coûte cher mais bon, on réussit toujours à trouver de l'argent un peut partout. Et puis bon, les cigarettes c'est bien mais ça calme c'est tout, ça évade pas assez. ALors selon les tempéraments on teste les scarifications, la boulimie ou l'anorexie, parce que même si ce sont des comportements déviants on n'a pas le temps de penser à autre chose au moins. On va mal, et puis c'est tout. C'est de l'égocentrisme pur que notre cerveau révèle à la lumière. Je sais bien que ces comportements ne sont pas, comme qui dirait " décidés", mais je sais aussi qu'une part de décision inconsciente rentre quand même en jeu. Alors on se découpe, on se charcute, d'une façon ou d'une autre, on veut avoir mal, alors on s'allie à des choses auxquelles on peut croire parce que nous croyons que c'est notre façon de penser. On décide de ne plus manger, de se priver, d'avoir un corps différent parce qu'on refuse de devenir comme nos parents, nos professeurs, ou tout ces adultes qu'on voit et qu'on déteste parce qu'ils sont devenus ce qu'ils sont aujourd'hui, et qu'ils ne nous donnent pas l'exemple dont on aurait voulu. On devient plus ou moins malade, on s'engueule plus ou moins, cela est plus ou moins grave. Et parfois comme tout cela n'a pas suffit, on cherche autre chose. Très souvent, quand on cherche on tombe sur la drogue. C'est interdit, oui mais bon les politiciens l'interdisent, parce que ça ne leur fait pas gagner de l'argent c'est tout. Et puis de toutes façons, on est contre la politique et leurs décisions de merde parce que de toutes façons, eux ils ne savent pas ce qu'on vit ici bas. Tout le système est corrompu de A à Z. Alors on fume, puis on sniffe puis on se pique dans le pire des cas. Au final, la réalité on ne sait plus ce que c'est. On oublie tout, on voyage dans un autre monde, un monde où rien ne s'oppose à nous, où tout n'est que volupté et sensations extraordinaires. Et c'est comme ça, qu'on se bousille la santé. Nos poumons sont exténués de fumée, notre foie ne supporte plus, notre coeur se fatigue, notre corps s'affaiblit, nos relations se consument à petit feu. Et on en arrive à quoi ? A vouloir crever. Parce qu'on se dit que dans l'au délà, il n'y aura plus rien, plus de problèmes, et puis dans une autre vie, on sera peut être mieux. Oui, mais on hésite, parce que d'accord la mort c'est LA solution, mais contrairement aux autres techniques : impossible d'en revenir. Certains sautent le pas, et au final, ils auront certainement eu une vie plus pourrie que si ils avaient oser affronter. D'autres n'osent pas et se rongent dans la solitude et l'incompréhension, jusqu'au moment où ils s'en sortent.. ou pas. Et puis ceux qui s'en sortent finissent sous anti-dépresseurs et anxiolytiques...

Je racontes tout ça, parce qu'à moi comme à la plupart d'entre vous, quelque chose de semblable m'est arrivé. Mais aujourd'hui, dans l'état où je suis, à l'époque où je vis, ayant le corps et la conscience que j'ai je me dis que la plupart de nos "problèmes" n'en sont pas. Et puis de toutes façons, c'est nous qui avons créé tout ça. Ces décisions qui s'opposent à nous, ce n'est pas le ciel qui nous les a imposés. C'est bien les humains qui ont inventé tout ce bordel. D'accord, on peut être en colère contre eux, mais au final, si nous sommes humains, c'est que nous sommes aussi responsables de cette merde là. Alors maintenant révoltons nous, contre ce que nous avans créé, pourquoi avons nous voulu nous faire mal ? Parce que nous ne supportions pas ce monde. Mais le fait que rester dans son coin, ne fait rien avancer.
Je déclare aujourd'hui : je n'utiliserais plus jamais aucunes façons de m'évader de la réalité et de m'éloigner de mes décisions dans le but de ne rien assumer.

Qui m'aime me suive, l'avenir est devant nous.
Nous sommes des monstres, autant l'assumer maintenant.

Travailler moins, Vivre Plus.

Pix : Ne tournons pas le dos à nos vies.
Droits réservés.


Je ne suis pas du genre à me forcer à écrire des articles, mais c'est demandé si gentiment tu sais.
Au final, je me dis que tu es bien la personne dont je suis fière pour ce qu'elle est devenue.
En effet, c'est vrai que quand on était petit, t'étais déjà bizarre, mais pas dans le même sens que maintenant.
Aujourd'hui je te comprends à peu près. =)
Je suis pas du genre, à dire " Bertrand t'es vraiment quelqu'un de génial, et jamais je ne pourrais vivre sans toi". Tu sais très bien que les déclarations sentimentales c'est pas mon trip, et puis ça ne servirait à rien de dire tout ça, et nous on aime pas parler pour rien dire.
C'est vrai qu'au jour d'aujourd'hui, je me sens proche de toi sans l'être. Je me rappelle tant de souvenirs de quand j'étais petite. Mais bizarrement, la seule chose que je me rappelle de toi, c'est le " fort boyard ", " attention à la marche " et le "poème " qu'on avait écrit ensemble. Aujourd'hui ça me semble dérisoire.
Tu crois qu'il arrivera ça à nos enfants ? Enfin à mes enfants ?
Dans le monde, ou nous sommes aujourd'hui ça va être dur. Mais je me dis que tant qu'il reste de gens comme toi, on finira peut être par crever d'overdose comme tous les autres, mais au moins on aura pas le temps de devenir cons.
T'es une de ces personne qu'on ne comprendra jamais complètement. Une de ces personnes qui malgré, qu'elle soit dans leur monde, on arrive parfois à chopper leur tripes. Une de ces personnes qui sans le vouloir à déjà tout compris, pendant que nous on rame encore un peu. Tu es quelqu'un qui se dit que quitte à vivre, autant faire chier le monde tant qu'on peut, tant que lui il nous fait chier. Je sais que je suis mal placé pour dire ça. Moi en quelques sortes, j'ai suivi le système pour l'instant, et je dirais même avec mon accord, mais avec toi j'essaye de me libérer un peu, mais maintenant que je suis dedans je me dis que c'est peut être con de lâcher.
Parfois je me demande, comment tu as fait pour en arriver là, parfois je me dis que moi à ta place, je serais devenu abruti, et toi tu es devenu ce que tu es aujourd'hui. Hallucinant. Halluciné. De toutes façons, qu'on soit là ou pas, ce P***** de monde continuera de tourner à l'envers. Alors on essaye de mener des vies pas trop merdique, en ne se prenant pas trop la tête, parce qu'il y en a aura toujours des gens qui mourront sur la terre ou ailleurs. Nous on a une vie merdique, oui mais on la mène dignement.
Et au final, je crois que tu as en partie raison, c'est peut être mieux de se comporter comme ça, de toutes façons qu'est ce qu'on peut y faire. On aurait pu être tellement différents. Alors mon grand lien psychique, je crois que nous contenter de ce que nous sommes, sera déjà une bonne chose au programme de demain. De toutes façons, on ira voir Gainsbourg tous les deux, dans le bus jaune, quand je serais enceinte à 35 ans, grand frère. Alors bon.

Et puis rêves encore..


Listen : Cueille Ta vie - Keny Arkana.
Pix : Mon année de CE1.
Ton année de CE2.
Ecole primaire de Brosville.
Toi second à gauche en haut.
Moi, première à gauche tout en bas.

I'm talking to myself at night..

le 10/02/2009 à 20h05


Aujourd'hui, alors que rien ne me prêtait à cela, j'ai souris.
Ça n'avait rien d'exceptionel. Mais quand même. Il pleuvait des cordes. Le prof de philo était encore, en train de nous insulter, et je cites : " Assis-toi plus près de la table, comme ça les seules pensées qui naissent dans ton talon d'Achille pourront remonter jusqu'à ton cerveau.". Décevant. La personne dont c'était l'anniversaire aujourd'hui était aussi insupportable que d'habitude. Enfin rien de bien grisant. Et pourtant mes zygomatiques se sont étirés. Je crois que j'ai enfin réussi à poser mon avenir. Bon, pour l'instant c'est vrai qu'il est un peu compromis. Mais je crois que jusque là, je ne voyais qu'au jour le jour, car je n'avais pas le temps de penser plus loin. Et là, ça s'est illuminé. Ce n'était rien, juste un cours comme tous les autres, mais il est vrai que les heures de cours que j'avais après celle de philosophie, ont été plus constructives que d'habitude. Comme si une mini-explosion avait eu cours dans mon cerveau. Il faut dire que depuis quelques jours, le cours d'SVT me tracassait et me tracasse toujours. Vous imaginez que nous sommes des filles, par... défaut ? C'est horrible. Moi qui a toujours imaginer ma vie en tant que garçon, et qui a tout de même avec des efforts, réussi à accepter que j'étais une fille, j'apprends que je suis une fille par défaut ? En fait, tout est une histoire de canaux, si je vous le fais en simple, vers sept semaines, l'embryon développe les canaux de Wollf si il dispose d'un gène se trouvant sur le chromosome Y. Et si il n'a pas ce chromosome, l'embryon attend quelques semaines, et au bout de dix semaines, par défaut de ce chromosome, il développe les canaux de Müller. Je déteste ce mot. Tout ça pour une question de chromosome minuscule. La vie c'est quand même drôlement con parfois. C'est un peu comme si même si je l'avais voulu de toutes mes forces, je n'aurais jamais pu être ce que je voulais parce tout est une question de génétique. C'est comme ça mais ça me dégoute. En tout cas, ce que j'ai ressenti ressemblait à ça :

C'est comme un tourbillon. Comme si des milliers de cris se libérait en un seul et que tout ça t'emportait. Comme si tu ne comprenais plus rien. Comme si tu t'en fichais. Comme si tu ne sentais plus rien. Plus rien ne comptait. Tu n'avais même plus la conscience de toi. Comme si ça n'avait plus aucune importance que tu sois toi ou quelqu'un d'autre. Comme si l'humanité tout entière se trouvait en toi et que même si tu pouvais tout gérer, tu n'en faisais rien. Et des milliers de sons, de senteurs, de fragrances, d'images tournait autour de toi. Mais que malgré tout ça, tu ne parvenais pas à la sagesse ultime. Malgré tout tes efforts, tu n'arrivais pas à atteindre ton but suprême, tu ne suivais jamais le bon chemin. Comme si ce n'était pas de ta faute, ni celle de personne mais qu'au final c'était toujours pareil, tes ambitions finissaient tous en poussière. Et puis la lumière est arrivé et je me suis dis qu'au final, même si je rates tout ce que j'entreprends en ce moment, ça n'a aucune importance.

Je me suffis à moi même.


Je n'ai pas besoin de stimulus extérieur pour aller bien.



Alors mes amis pour reprendre cette langue que j'aime tant :
O kage-sama de.


Pix : Overdose de bonheur.


Dans les bras de Marie.

le 29/01/2009 à 14h29


J'écris cela en sa mémoire. Tellement et si peu de temps. Il était quelqu'un de juste, de droit. Il était peut être un peu autoritaire, et un peu trop affectif mais c'est cela qui faisait que c'était lui. On ne regrette une personne que après l'avoir perdu. Je crois que cette expression est bien vrai. Si vrai. Bien sûr, je savais comme les autres, qu'il y avait des chances que cela arrive. Mais même préparé, les pires choses font toujours du mal. Je me souviens, ce qu'on a partagé ensemble, je me souviens que même si c'était son père à Lui, on a partagé certains moments tout les deux. Un de cela m'a énormément marqué. La mort de sa mère à Lui. Et c'est à moi qu'il a confié ça. Moi, l'amie du plus jeune de ses fils. Qui étais-je pour lui ? Il m'a fait confiance. Il m'a raconté. Et maintenant il est parti.
Je suis quelqu'un de plus qu'optimiste, après les misères qui se sont posés sur mon chemin. C'est pour ça que malgré tout ce qui se passait, je ne perdais jamais espoir, jamais. Je ne dis pas que je l'ai perdu pour autant. C'est juste qu'il m'a fait confiance et ue la vie m'a donné tort. Je suis heureuse de l'avoir connu. Je me dis que ce que j'ai vécu avec Lui était au final, bien trop peu. Mais maintenant, il est impossible de faire marche arrière, alors je me contenterais de ce que j'ai. J'aurais tellement aimé qu'il voit encore à quel point son fils me rend heureuse et à quel point j'essaye de le faire se sentir heureux à son tour. J'aurais aimé qu'il voit notre futur, j'aurais aimé qu'il nous voit nous marier, j'aurais aimé qu'il voit ses petits enfants. Mais cela n'arrivera pas. C'était quelqu'un de vraiment bien. Il donnait tout pour ceux qu'il aimait. Je l'ai vu dès que je suis arrivé. C'était quelqu'un de fort, il se battait contre la maladie et contre tout ce qui pouvait arriver à Lui, où à ses proches. Même moi. Je sais bien qu'il ne voudrait pas que je pleures, si il était encore là, mais à cet instant précis c'est plus fort que moi. Jamais je ne pourrais dire à mes enfants, voici votre grand père : le papa de papa. J'aurais tellement voulu pouvoir le dire.
Et tout l'espoir que j'avais.
Je ne crois pas à la vie après la mort, et je crois que lui non plus n'y croyait pas. Il était formidable. Je sais bien que nos dernières relations étaient un peu tendus, à cause de tout ce qui arrivait, mais j'aurais voulu lui dire encore une fois, combien il était important pour moi. Ce qu'il voulait faire, je trouve ça formidable. Même mort, il servira aux autres. Même mort, il aidera des gens. Et même si je ne crois pas aux choses mystiques, je me dis que maintenant, c'est comme si il était partout avec nous.
Je vous affirme que même pour moi le deuil est dur à porter. Mais tout ira bien. C'est peut être mieux comme ça. Il est vrai que le voir souffrir était devenu insupportable. La vie s'en est mêlée. Mais elle ne nous l'a pas enlevé. Bien sûr, nous sommes tristes, mais je crois que le plus important, c'est qu'il reste là près de nous à tout jamais. Désormais il vit dans chacun de ceux qui le connaissait et c'est pour ça que je désirais lui porter hommage.

Je pense à toi, où que tu sois car je sais que tu es là, avec moi.

Anéanti par la vie elle-même.
En sa mémoire.


Wendy

Pix : Je crois que tu habitais à la bonne rue.

Et qui en nous, est roi.

le 19/01/2009 à 13h47


" Mais je sais bien que le monde va mal, mais j'vais pas m'faire mal pour faire face au monde. "

Les ogres de Barback - Même pas mal.


D'habitude, la question est : " Qu'est ce qui va mal en ce moment ? ". Aujourd'hui la question sera : " Qu'est ce qui va bien en ce moment ? ". Est ce que tout est de ma faute ? Est ce que tout n'est que justice ? Certainement. Et ce n'est pas pour ça que je culpabilise. Enfin pas trop on va dire. En fait, une chose en entraîne une autre, et au final c'est tout qui va mal.  Où est ce que tout ça a commencé ? Ses crises de jalousie ? La fausse dépression de la blonde ? Leur immaturité ? La fatigue ?
Je ne me demande plus ce qui a provoqué tout ses bouleversements. Je viens juste de tomber nez-à-nez avec tout ça. Et vous savez quoi ? Sans vouloir être vulgaire, ça fait chier. Tant de questions se posent. Est-ce cet état d'esprit qui a provoqué tout ces vomissements ? Possible je dirais. Ou alors pas que ça. Les problèmes psychosomatiques, je connais. Ce n'est pas ça le problème. Le problème aujourd'hui c'est de faire face à tout ça et de régler un à un les problèmes. Je ma suis attaqué à un d'entre eux. Seulement il ne s'est pas du tout résolu. Je ne sais pas trop où trouver la solution. Alors je ne dis plus rien sur ce sujet avant d'avoir réglé les autres. La seule chose c'est que jamais tout ça ne s'arrête. Je me lève le matin, où je n'ai pas dormi, ou j'ai vomi toute la nuit, où je ne me suis pas senti très bien. Alors, passez moi l'expression, la tête dans le cul, je dois affronter mes premières méandres. Parfois il est très gentil, et tout se passe à peu près bien. Mais très souvent avant même que je sois sorti de la maison, il y a un problème. Ou je suis en retard, où on s'engueule, où je m'énerve. Dans tout les cas, je marche jusqu'à l'arrêt de bus fatiguée et énervée tous les matins. Arrivée, je dois fermer les oreilles à la connerie de nos chers jeunes collégiens, qui croient tout savoir mieux que tout le monde. Dans le bus, moment de repos. Mais de courte durée. J'arrive dans le hall, je dois le voir Lui, alors que je n'ai aucune envie de le voir mais j'affronte. Arrivée devant la salle, la sonnerie retentit, et là commence la folie de mes journées. Très ou Trop souvent, je supporte avec un rire jaune, les véhémences de ma chère collègue sous traitement, extrêmement lunatique et évidemment aimant plus que de raison se faire plaindre. J'allais oublier l'inconcevable jeune homme très sur de lui, et au final hypra défaitiste lorsqu'une seule petite chose ne fonctionne pas. Alors là évidemment, c'est à toi de te démerder et de tout assumer. A côté nous avons, les ... inconcevables abrutis qui se prennent pour les rois du monde et de l'alcool, alors qu'ils ne le tiennent pas. Et c'est ça toute la journée.. Les choses qui me font tenir ? Je me le demande encore. Peut être, trois personnes. Je dirais surtout lui. Ce n'est pas des amis. J'utiliserais plutôt le terme de camarades. Mais c'est déjà ça. Ils comprennent un peu ce que je ressens, mais juste un peu alors. Le soir arrive, dix huit heures, attente interminable du bus, en assez supportable compagnie. Et ensuite le calvaire continue. La mauvaise musique trop forte, les discussions incessantes et les remous du bus.. Je descends du bus, je rentre. Il est déjà facilement dix neuf heures. J'évite les conversations qui fâchent et fais comme si tout allait bien. Parce qu'il faut bien sauver la mise. Comme disait une jeune fille, je ne sais plus où, l'autre jour " Il ne m'arrive que des merdes, il ne manquerait plus que je sois de mauvaise humeur.". J'applique. Je mange. On me demande de choses et j'effectue sans réfléchir. Trop tard je me couche et tout recommence. Parce qu'ici c'est comme dans la jungle, c'est chacun pour soi. Jamais mieux servi que par soi même, combien de fois faudra t-il que je me le répète ? Mais il y a pire. Il y a les week-ends. Pour l'instant, souvent à deux avec les engueulades et la fatigue qui va avec. Et très prochainement seule. Il va falloir s'habituer ma grande. Tu vas atteindre l'âge de la maturité. Alors débrouilles toi toute seule maintenant. Et puis par dessus le marché on me dit que je ne le dis jamais quand quelque chose ne va pas. Et quand par un grand malheur, je craques et cries, que j'aimerais avoir ma place et que toutes façons il n'y en a que pour elle, et que moi je ne les vois pour ainsi dire presque plus. Qu'est ce qu'on me réponds ? Que j'ais tort, que c'est n'importe quoi, que je ne me rends pas compte. Et ils comptent que je continues à m'exprimer ? Où est ce qu'ils ont piochés ça ? Alors tu essayes de sauver les meubles, en te disant que l'an prochain, tu ne seras certainement plus là et qu'enfin ce sera toi et toi seule. Alors tu t'accroches, mais au final, ça aussi ça merde. Parce que il n'y a rien qui va en ce moment. Où est la sortie ? Je sais, quelle belle grande solution d'écrire ça là et de tout cacher. Mais pour l'instant je n'ai que ça pour me calmer à peu près. Alors je l'écris. Parce que avec tout ça je pètes un peu les plombs. Alors on dit : " Laisses là, toute seule, quand elle est comme ça, tu ne peux rien lui dire sans avoir tort. " Quand est ce qu'ils comprendront que non, moi j'aimerais qu'ils insistent, qu'ils me forcent à aller bien, qu'ils me parlent, qu'on en parle et qu'on règle le problème au lieu de me laisser ? J'attends encore.


" Et si elle veut la vie, moi je lui donnes la mienne. "

Kyo - Ce soir.


Pix : Où es tu Alice ?