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Pour vivre heureux, vivons frustrés.

Sorbet

le 19/01/2012 à 17h51

 

 

Voilà longtemps que j'ai lâché l'espoir d'une telle possibilité. Et finalement, ça n'a vraiment pas de rapport avec ce que mon coeur voulait arrêter de laisser étouffer ici. Mais c'est le seul mot qui m'est venu, et que je pouvais écrire ici pour m'en souvenir. Dommage que je pourrise ainsi l'idée par la distance phénoménale qui s'installe entre les deux idées.

J'ai compris avec le temps que ce n'était pas moi, mais mon coeur qui avait des envies suicidaires. Vraiment. Je n'ai pas envie de faire tout ça. Pas besoin de memontrer au monde sou mon plus mauvais jour pour lui opposer une sorte de S.O.S. Pas l'ambition de descendre aussi bas. D'accepter que la seule solution pour être écouté et pris au sérieux, ce serait d'hurler à la mort, au loup, jusqu'à temps qu'on vienne te chercher. Et pourtant j'ai un si bel exemple qui s'xerce si près de moi. Parfois même, sous mes yeux. Juste là tout près. Du mépris à s'en faire péter les entrailles. Et finalement, juste de la condescendance, de la gentillesse exagéré, exacerbé, poussé à son paroxysme. La situation est vraiment à en vomir parfois. Et tout ce que je cherche à faire consciemment, c'est de m'éloigner le plus possible de ce modèle. Parce que je ne m'y reconnais pas et que je refuse, d'abord pour les autres, mais surtout pour moi, de m'abaisser à un tel niveau d'hypocrisie et de salamalecs. J'aurais pu dire que ça fait vingt ans que je m'y tiens, mais il ne me semble pas que dans mes plus jeunes années, j'avais déjà conscience de cela, et je tiens à être précise avec la réalité. Mais j'ai tellement combattu pour ne pas devenir ce que je voyais de jours en jours se transformer en une créature mielleuse, que me rendre compte aujourd'hui qu'au final, ici c'est la seule solution pour qu'on s'occupe un tant soit peu de vous, ça me sidère. Totalement. J'en aurai vomi mes tripes, si j'avai pu. Et je dois vous avouer que j'en été pas loin. Accepter qu'un comportement, qu'on a rejetté pendant tant d'années avec tant de force et de vigueur soit la meilleure réponse afin de satisfaire une simple demande, ça me rend littéralement dingue. S'apercevoir de ses propres yeux à vingt ans, avec une claque verbale monumentale que le maximum de ce que l'on peut faire dans l'art du contrepied total de ces agissements ne se résume en fait qu'à des cris vains et à des grains de poussière, je vous assure, que ça vous vide complétement de tout votre fluide vital. J'avais si bien commencé cette année 2012. Je commence vraiment à croire que les passages d'années, un ce n'est pas pour moi, et que vraiment, 2, ça ne signifie absolument rien, autant pour les autres que pour moi. J'ai tant d'espoir, quand cette période, pleine de stress, de gaieté et d'angoisses arrive, que je retombe souvent au 36ème dessous, quand l'apothéose de la nouvelle année s'achève. On découvre qu'au final, la vie ne peut être que pire que ce qu'on s'est imaginé pour le futur. De plus en plus blessant. Alors qu'on croit qu'en grandissant et qu'en changeant d'année, ça va impulser, un nouveau départ, une renaissance. Et nos ambitions, en tout cas, les miennes, se retrouvent tellement gâchées, que tout perd de sa saveur. On a l'impression que quoi que l'on puisse espérer, quelle que soit la force que l'on met dans ses actes et ses convictions, tout ça n'est que château de sable quand ce n'est pas reconnu dans le système de relations sociales et notamment de parenté. Le chateau de la princesse qui commencait tout juste a reprendre de nouvelles bases, s'est une nouvelle fois, écroulé. Je commence à imaginer que c'est le choix des matérieux qui n'est pas bon. Et toujours plus, que SA solution, est certes de plus en plus radical, mais se rapproche de plus en plus, de l'horizon que j'aperçois. Et ça fait peur. Parce que je pense être comme chacun. Quand une part de notre vie s'effondre, on compte sur le reste pour ne pas tout perdre. Mais finalement, tout suit, comme si on transportait un virus avec Nous. Une bactérie qui infecte, voire affecte tout ce que nous touchons. Même socialement parlant. Et dans mon cas, surtout socialement parlant. Et on garde l'espoir qu'il n'en soit pas ainsi. Parce qu'être maudit serait réellement invivable. Et que cette impression ne peut pas être totalement vraie. Parce qu'on est tous humains. Et que je ne suis pas encore prête pour m'abandonner aux maximes du genre : " C'est le destin" ou " C'est une force supérieure qui veut ça, on ne peut pas lutter". Je déteste encore ce genre de fatalisme. Rien n'est tracé. Je voudrai juste pouvoir encore croire en quoi que ce soit. Mais malheureusement, comme beaucoup n'arrive pas à le comprendre, on ne peut se raccrocher qu'à un seul fil. Je suis trop lourde pour que la corde ne cède pas sous mon poids. Je n'ai pas le choix. Je ne peux pas résumer ma vie sous un seul angle. Oui, c'est mieux que rien du tout. Mais non, comme chacun peut le reconnaitre, ça ne suffit pas pour vivre correctement. Presque même pour survivre. Alors je me base sur des règles strictes que je m'impose pour ne pas dériver de ce que je consdière comme la bonne marche à suivre. Comme ce qu'il faut faire pour ne pas être une atrocité. Une sorte de chimère infâme. Je me suis gravé dans le cerveau, que ce n'était pas la solution et que ça ne le serait jamais. Parce qu'il y a d'autres moyens de se faire entendre. D'autres techniques qui se devraient de fonctionner comme je les ai apprise. Mais mes principes s'effritent quand la théorie se frotte à la réalité. Je tente de les réaliser, de les mettre en oeuvre, de les appliquer aux formules dans lesquels ils sont censés s'encastrer. Et je me retrouve être comme les premiers jeux d'un enfant. Ceux où on est censés, faire entrer des objets dans des cases. Vous savez ces fameux moment, où le carré se bloqué sur un triangle, et où le losange ne veut pas entrer dans le rond. Je hurles. Et ça bloque. Je cours et me prend le mur en pleine figure. Et en pleine vitesse. Comme dans la chanson. Et je saigne. Beaucoup. Sans pour autant mourir. Comme si on crevait à petit feu. Arraché de tout ses membres, mais où l'espoir de la vie reste. Mais on crève. Toujours plus. Comme si on coulait dans sa propre vie, toujours plus profondément. On voit la surface de l'eau qui s'éloigne. Petit à petit. Comme le dernier raccord avec la vie. Le souffle dans ses poumons qui s'évacue sous forme de bulles. L'oxygène dans l'eau qui s'évapore de plus en plus loin. Comme dans la conclusion de Shutter Island. Vivre en monstre ou Mourir en Héros. Sauf que je refuse les deux. Alors je reste dans un entre-deux inssuportable. Une sorte d'entrée, d'antichambre, qui sent la fumée, et le tabac froid. Un semblant de départ dans une nouvelle pièce qui ne se résume qu'à une illusion. Une pièce qui est pleine de promesses, alors que dans la réalité, il n'y a aucune porte qui donne sur la sortie. Un endroit, où on ne peut ni reculer, ni avancer. Un pas de fait trop loin dans une direction qui empêche à la fois de la continuer ou d'en faire le contraire. Une sorte d'amnésie, et de paralysie générale. Qui s'allonge dans le temps. Plutôt qu'un couloir sans fin, une chambre d'hôpital capitonnée, où on est enfermé avec une camisole. Ou même sans. Mais juste. Une pièce construite autour de vous, et qui du coup, ne nécessite aucune porte. Aucune fenêtre. Pas d'avancement ni de régression. Juste une stagnation ignoble. Comme quand on fait la planche au dessus de l'eau. Tout juste entre eau et terre. La parfaite surface de l'eau. Comme une pellicule. Un endroit où l'on a beau crier, personne ne nous entend ou ne nous comprend. On explique ce que l'on veut et on t'oppose des paroles qui disent que justement tu ne dis jamais ce que tu veux. Tout faire pour être/paraitre mature, et que ce soit le princicpal reproche que l'on te lance. Comme si malgré toute la volonté du monde, tout tes actes voulus, paraissaient aux autres tout l'inverse de tes volontés. Impression que j'agis dans une bulle, à l'intérieur de moi-même. Et qu'une machine qui m'entoure transforme en total contraire l'amplitude de ce que je me souhaite. Une traduction inversée. Un piano mal accordé où les notes que l'on joue parfaitement, se transforme en une mélodie abjecte. Je ne sais plus où je suis, ni qui je dois être pour avoir une vie convenable. Je vomis tout ce qu'on me propose. Et l'horizon ne se présente qu'en une transformation que je me refuse. Pourquoi ? Parce que comme je lui ai dis, même si c'est une des personnes à qui je dois la vie, il y a des syllabes qui ne se prononcent pas. Quelle que soit la situation et qui que ce soit. Comme une petit mort sociale, j'écoute encore mes ressentis, et je décide de ne pas digérer. Pas une nouvelle fois. Pas comme d'habitude. Parce que malgré les modèles que l'on m'impose compme apparemment étant les bons, je continues à croire que la seule Non-Action (si l'on peut dire) qu'il me reste, est une forme de révolte.

 

 

 

Pix : J'devrais m'tamponner.

Verseau.

le 16/01/2012 à 19h21

 

Je ne suis pas sûr que grand monde puisse connaître des jours, où le cumul se traduit par une discussion limite magistral sur les caractéristiques de déplacement des vers de terre, un surveillant de salle qui te demande si tu "existes" sur la liste et une fangirl qui ne prend pas le sujet qui traite en partie de Marx. Moi si. Et rien que pour ça, j'arrive encore à me convaincre que la vie est étonnante. C'est étonnant comme je suis énervé par certains évènements, et comme pour autant, la plupart des choses passetn au dessus de moi en ce moment. J'ai l'impression d'avoir rétréci. Que des trucs qui auraient pu me rendre dingue avant, s'estompent peut être trop facilement. Elle reste. Elle m'obsède encore beaucoup trop. Mais je n'en ressent pas énormément de mal. Et finalement, je me dis que la force des choses qui fait qu'aujourd'hui, je dois limite garder ce sujet top secret, ce n'est pas si mal. Je m'en révoltais auparavant, de ne pas pouvoir l'évoquer alors que ça me bouffe autant les tripes. Mais j'arrive à me dire que quelque chose d'aussi merveilleux ne doit apparemment pas être faits pour être révélé au monde trop souvent. Et tout s'écroule dans ce qui avait de l'importance. C'est dingue comme je peux être Docteur Jekyll et Mister Hyde selon les périodes de ma vie. Et je m'en rends compte en relisant cette immensité qu'est Peter. C'est comme le gardien de ma mémoire trop courte. Et c'est là que tu te sens comme Dieu. Des situations te laissent sans voix ? Sans parler de personnes ? Il avait encore raison. Et je réitères. Même si je n'ai pas eu le temps. Personne n'est indispensable, même et surtout ceux qui pensent l'être. Ces ges qui croient te tenir par les tripes et qui le faisaient certainement vraiment, jusqu'à temps qu'on te frappe un bon coup sur la tête. Je crois que j'étais vraiment sonné. J'ai trouvé la bonne réponse. Oui, on a besoin des autres. Et il faudrait que j'arrête de le démentir quand le monde entier me déçoit. Cependant, on a pas besoin de Tout le monde. ça me rappelle Ratatouille. Le monde entier n'est pas une personne bien, mais une personne bien peut se trouver n'importe où. C'est peut être ça la réponse. Personne n'est indispensable. Mais ceux qui se trouvent l'être ne s'en rendent pas compte, et ne cherchent pas à le devenir. C'est peut être justement pour ça qu'on devrait s'y attacher plus qu'aux autres. Parce qu'ils valent peut être encore quelque chose ici-bas.

Je fais ici, mon Coming Out. Et rassurez vous pas dans le sens où on l'entend ordinairement, j'en ferais sursauter plus d'un. Disons que c'est plutôt un coming out social. Je voudrais alors expliquer que personne n'est garanti à vie. C'est les aléas de la vie personnelle. C'est conjoncturel (ou structurel, je veux pas savoir finalement). Elle est partie, et ça éparpille mon coeur en morceaux. Il hurle son prénom sans arrêt. Et c'est surement à cause de ça que je suis aussi encore là. Parce que jusqu'à preuve du contraire, rien ne m'epêche d'y croire. Je me suis aperçu que j'en avais gardé d'autres qui ne valaient rien. Et là, tout se remet en question. Mais finalement qui vaut le coup ? Je crois que la réponse n'est jamais finie. Elle se requestionne sans cesse. C'est le travail de la société sur elle-même. C'est le travail des chercheurs. Ne jamais laisser une question sur une réponse définie. Parce que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Et il avait autant raison pour la chimie, que pour la vie sociale des gens, même sans le deviner. On est destiné à effectuer des turn-over sans arrêt. C'est le propre de l'Homme. On part de nos parents, de nos frères et soeurs, de notre famille, puis de nos amis, et enfin de la famille que l'on se crée ensuite. Ou pas. C'est le chemin bateau pour la plupart. Mais je me disais que ça ne devrait pas être le seul possible. Après tout, même si notre vie ne nous appartient pas, je crois qu'on est capable de décider de ce qu'on voudrait en faire. C'est dur à accepter. Mais comme le dit l'épisode : The Psychology Of Letting Go. Si nos actes résument de ce que l'on est, je crois que c'est la meilleure chose à faire. Arriver à se dire qu'on est ni gagnant, ni perdant dans l'Histoire. Et arriver à croire ce que l'on désire sur une situation dont on ne pourra certainement pas savoir plus. La Dictature du corps du prolétariat. Au final, c'est la saison. C'est le jeu des acteurs du corps social. Se voiler la face grâce à un individualisme toujours plus poussé sur des dizaines de champs. ça reste que ce n'est toujours pas le jeu auquel je veux jouer. Mais il faut bien qu'on s'adapte quand on vit entouré par des aveugles. Si c'est la vie, je ne veux pas m'y résoudre. Je considère qu'on a pas à entrer des cases pour vivre. Pas besoin qu'on nous reconnaisse pour continuer à exister. C'est comme ça que ça marche. On avance comme on le veut. Et malheureusement des milliers, on prit conscience que pour être reconnu et pour laisser une marque de leur passage sur terre, il fallait se résumer à ces formes de vie. Mais ils se voilent la face sur les milliers de possibilités, d'horizons restant qu'ils ne verront pas et ne vivront encore moins. Dommage. Moi je continues ma route, vers ce qui me pare, en laissant le libre arbitre me proposait le nombre de routes qu'il veut. L'angoisse au ventre et le monstre au fond de mes tripes. Parce que c'est bien le prix à payer. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, comme il disait. Je dirais plutôt la conscience c'est le prix à payer contre le bonheur idiot. ça t'empêche parfois de dormir, de manger, de respirer, de vivre calmement. Certainement, mais je crois que je ne supporterais pas de ne me pas me rendre compte de ce qui m'entoure. Ce n'est pas mon choix. Mais je vous laisse le choix que ce soit le vôtre. Je suis finalement comme le ver de terre. J'avance la tête, en espérant que le reste suive. Malheureusement, comme lui, je ne me régénère pas automatiquement.


 

Mais que vaudrait la vie sans risques ?

 

 

Pix : Hasta Siempre

Solution

le 01/01/2012 à 01h11

 

 

Je vais faire simple. Bonne année.


Effectivement la solution, ou au moins une partie, m'a été donné par une voix, je ne dirais pas sage, mais compréhensive. Peut être même trop. Mais c'est certainement lui qui a raison. Mais là, ces semaines, je vais pas vraiment avoir le temps. Ni pour ça. Ni pour rien. Mais je garde l'idée. Au fond. Parce que c'est vraiment pas idiot, quand les seules personnes qui auraient pu écouter toute la puissance que tu as à l'intérieur, sont partis. Ont fuit. Parce qu'ils ne comprenaient pas. Ou pour d'autres raisons que je n'écrirai pas ici. Pas maintenant. J'ai rempli ma vie, de vide. De Personnage creux. De tout ce que j'ai pu trouver pour combler mes vides. Aussi nombreux soient-ils. J'ai eu furieusement tort, je crois. Mais je m'en rends compte. C'est déjà ça, je crois. Je vais éviter de mourir de mes cauchemards et de mes rêves déchus, et je redonne des nouvelles à Peter. Parce que finalement, y'a certainement que là, que je puisse parler de ce que je veux, comme je le veux. Parce que peu importe qui lit, je parle tout d'abord à moi. Et à Peter.

 

 

 

 

Aphorie.

le 30/12/2011 à 14h30

 

 

Je suis fatiguée. Pour ne pas dire Je suis Fatigue ou Epuisement. Ce serait prétentieux, mais pas totalement faux. Pas comme si je n'avais ni mangé, ni bu, ni dormi depuis des lustres. Plutôt comme si mon fluide vital se dissipait. Comme si je m'effaçais. Comme si le chi positif s'enfuyait mais sans laisser entrer le chi négatif. Je me sens vide et lourde en fait. Une énorme coquille vide. Un cadeau gigantesque sous le sapin sans rien dedans. Des cartons dans des cartons sans récompense au bout. Comme avec un DVD de Lost. Ma vie a consisté à chercher un modèle à suivre. Un modèle que je nai pas trouvé jusqu'alors, malgré toutes les rencontres, tous ces gens si différents, tous ces horizons découverts. Non je n'ai pas fait le tour de monde. Je ne connais pas autant de gens que la moitié le prétendent sur Facebook. Mais je crois qu'en vingt ans dans ma peau, j'aurai pu au moins trouver cet élixir. Alors je me suis mis en tête que mon idéal n'existait qu'en moi, que dans mon cerveau. En effet, notre but c'est un fantasme, c'est une étoile qu'on ne peut pas toucher du doigt. En fait, c'est comme les pieds d'un arc-en-ciel, on croit toujours s'en approcher en courant vers lui, mais tout le monde sait qu'il n'y a pas un endroit où l'arc-en-ciel touche le sol et où on peut le toucher. C'est une illusion. Comme notre volontée. Je suis alors devenu mon propre Dieu, comme dans La Métaphysique des Tubes. Ou comme Jeff. Mais je crois qu'il faut que j'arrête avec ce genre de références. Je me suis dit que tout ce que je considérais comme faisant partie d'un idéal de vie, il ne tenait qu'à moi de le réaliser et de le partager. Mais ça devient trop dur. Je me rends compte qu'aussi fortes soient mes ambitions, la vie ne vaut rien si elle n'est pas partagée et épuisée. A quoi sert un trésor qu'on ne peut pas dépenser ? 

 

 

Alors je suis encore à la quête de la satisfaction de ce besoin. La découverte de personnes, d'endroits, de sensations qui me font comprendre qu'il y a encore un sens. Des gens qui ne s'offusquent pas naïvement, parce que j'ai osé écrire sexe et viol dans un article. Des gens qui ne tapent pas une crisé, parce que j'ose leur faire perdre leur temps. Des gens qui comprennent que si je tapes une crise en pleurant et en tapant sur les murs c'est que j'en ai besoin. Des gens qui vivent en étant honnêtes avec eux-mêmes. Des gens qui savent comme moi, qu'il faut penser Nous, avant de penser Toi ou Moi. Des gens qui ont compris que vivre, ce n'est pas des valeurs ou des principes, c'est aussi donner un sens à son existence. Tuer la vie plutôt qu'elle ne le fasse. L'épuiser comme le temps le fait avec moi. Manger pour vivre, et non Vivre pour manger. Juste quelqu'un sur qui on peut compter. Pas uniquement pour les tracas de la vie matérielle, mais aussi quelqu'un qui est d'accord pour dire que la vie ne nous appartient pas. On peut en faire ce que l'on veut, mais elle finit toujours par nous rattraper. Quelqu'un qui sait que l'écriture, l'art, les sensations, les humeurs, les cinq sens et notre part d'humilité sont nos plus beaux cadeaux. Quelqu'un qui fête la vie. Parce qu'elle vaut bien d'être célébrer tous les jours. Quelqu'un qui n'est pas tombé dans le panneau de la superficialité ou de l'absolue raison. Quelqu'un de sincère et qui n'a rien laissé bouffer de ses avis. Je commence à désespérer à trouver de telles choses. Je crois que ma commande est trop compliquée, ou trop exigeante. Parce que petit à petit je n'intéresse rien ni personne. Parce que petit à petit, les gens perdent le goût à ce qui est vraiment important. Parce que ceux que je croyais encore en vie sont déjà à moitié morts. Parce que je crois que mes utopies n'ont pas de place en ce monde. Pour cette fin 2011, je prie. Non, pas de manière religieuse. Mais plutôt spirituellement. Je prie pour me donner le temps de réfléchir. Je prie pour donner encore un sens à ma vie, même si celui-ci se résume au mot Légume. Je prie pour tout ceux qui ne comprennent pas. Tous ces gens déjà enfermés dans la vie du XXIème siècle. Tous ces gens qui ne cherchent même plus à habiter dans les nuages. Et pour tout ceux qui malheureusement sont déjà trop lourds. Je mène une vie intérieure pour me rappeler que je ne souhaite pas en faire partie. Pas un produit de la matrice. Pas le sol comme aimant. Juste un coeur trop lourd qui me donne envie de vomir. Et ce désir de liberté, qui finalement m'enferme de plus en plus en tête à tête avec mon monstre. Juste un SOS pour cette fin 2011. Non ma vie n'est pas si horrible que ça. Non l'essence de celle-ci ne se résume pas à travailler, malgré mon amour pour Marx. Comme une lettre de condoléances à la vie elle-même, d'avoir perdu tant de ces soldats dans la bataille. Car la vie, comme les sociologues mène un combat. C'est pour ça que pour cet avant dernier jour de l'année 2011, qui vient de se passer, je rends un hommage à Pierre Bourdieu. Il a dit très justement que la sociologie est un sport de combat. Je rajouterai en sa mémoire, que la vie en est elle-même un. On lutte pour survivre tous les jours. Pas bien sûr à la façon de nos ancêtres, quand chasser et cueillir était question de vie ou de mort. Cependant, au XXIme siècle, quand on croit que tout est réglé, parce que l'on a fait des avancées tellement fabuleuses, on doit encore combattre de nouveaux démons que nous avons nous-même créés. En Hommage à un autre écrivain, aussi inconnu soit-il par rapport à Monsieur Bourdieu, je le répéte, on va dans le mur. Et je rajouterai qu'au lieu de freiner, j'ai furieusement l'impression qu'on appuie sur la pédale de droite. A Fond. 

 

 

Pour cette fin 2011, je ne dresse pas un bilan de mon année, ni de ma vie. Je ne vais pas vous raconter ma vie aussi plate soit-elle, mais aussi angoissante se présente-elle. Il s'agit certainement d'un avis de passage. Je ne suis pas là pour juger ni de la véracité, ni de la longévité de mes dires. Mais ça germe. Et j'ai l'impression même que ça pousse de plus en plus vite. Cette plante carnivore qui nous dévore de l'intérieur et qui fait fondre notre âme de plus en plus. Je sais que la fin est pour dans moins d'un an. Mais pour moi je crois qu'elle est déjà arrivée. Comme une piqure de rappel d'un certain Testament en ressentis. Et comme on est dans les Hommages, je rajouterai même que comme quelqu'un que j'admire encore, je ne me reconnais plus dans les gens. Dans leurs comportements, leurs dires et leurs agissements. Plus dans ce monde qui se perd en se trompant de valeurs. On est tous persuadés de mener notre vie comme on l'entend, et je suis loin de dire que je crois au destin tout tracé (quelle trahison se serait pour moi-même), mais je crois que malheureusement, nous sommes justes des marionettes qui fonctionnent au plaisir rapide et à l'indifférence. Ma vie ne doit pas se résumer à cela. J'ai appris que je ne pouvais pas forcer les autres à faire quoi que ce soit, aussi fort soit mes convictions et mon amour pour l'espèce humaine. Mais je le dis directement comme la voix me le répète sans fin : Si nous devons être ce que l'on vit, il ne tient qu'à moi d'en décider. Je laisse alors une chance à 2012. Comme je l'ai dis, il y a de cela, un peu moins d'un an, le changement d'année ne signifie rien pour moi. Pourquoi fêter ce jour plus qu'un autre ? Comme si les dates de journée pouvaient changer quoi que ce soit dans notre routine. Aujourd'hui ressemble à hier et à demain. Mais comme le plus bel Hommage que je peux faire le dit : Plus qu'hier mais moins que demain, je me laisse encore quelques jours pour croire à Dieu, au Père Noël ou aux anges. J'hésite. Faire de chaque journée, aussi ridicule soit-elle, une meilleure que la précédente. C'est comme sentir un feu brûler en soit, sans pouvoir réchauffer les autres, ni l'éteindre.

 

 

Je suis le messager déchu de ma conscience. Porteur d'un message fantastique qu'il ne peut pas transmettre. Comme lorsque vous êtes témoin d'un secret formidable qu'il vous est interdit de révéler. Et pourtant je révèle le mien à tout va, sur tout les toits au risque de m'en faire brûler les ailes. Mais personne ne m'écoute. Finalement je me retrouve être Iwazaru (言わ猿).

 

 

 

Pix : Je sais.

Dieu.

le 04/12/2011 à 16h30


Encore des trucs qui m'échappent. J'ai pas envie de pourrir Peter avec ça, mais je crois qu'il propose son aide même quand je veux le préserver. Je cherche à tout garder. A pas trop exposer au monde, comme on m'a appris qu'il est normal de faire. arce que les êtres humaines ont posé comme règles qu'ils étaient là les uns pour les autres, mais seulement dans une certaine limite. Et finalement, je vais dire que je trouve ça... Normal. Moi non plus, je suis pas là pour tous, tout le temps, malgré ce que je suis. Malgré les pouvoirs que la vie m'a donné. Malgré son image et mes souvenirs. Je vais pas encore redire que personne n'est plus là. Je le sais et Peter le sait. C'est comme ça. On vit dans une sorte de jungle et je crois que j'apprends à m'y habituer, puisqu'il y a encore des choses qui me réussissent. Je vous aurai bien mis la photo pour le montrer au monde, mais La Poste est en retard sur mes livraisons. Et en attendant, tout ce à quoi je rêve se résume à de la fumée. De la fumée qui sort délicatement de ma bouche quand j'expire. Comme quand dehors, il fait froid. Sauf que dans mes nuits, il ne fait pas froid. Je parle. Et je ne fais et suis que fumée. J'inspire, j'expire et je bousille mes poumons et ma santé. Comme je l'ai dis à D, ça doit un rêve de fanstasme. Ce qu'est très drôle dans tout ça, c'est qu'une fois réveillée, tout ces trucs ne m'intéressent que très peu. Parce que je me rends compte de leur dangerosité potentiel. Parce que personnellement j'ai pas envie de ressembler à ça. Et parce que surtout toutes les odeurs me sont inssuportables. Et puis aussi que ma drogue à moi, elle est ailleurs. Elle est dans l'essence de la vie elle-même. Je veux pas chercher à devenir quelqu'un d'autre. Moi c'est déjà bien assez de boulot, je vais pas m'en rajouter. Une deuxième et nouvelle personne à gérer sur les épaules, je sais pas si je pourrais. Ma came à moi, elle est là. Dans tous les jours. Dans tous les matins, sous la fenêtre. Dans ses yeux fermés quand il dort. Dans le sourire de celui-ci. Dans le souvenir de celle-là qui malheureusement m'aide encore et toujours à avancer. Dans les yeux de mes parents et dans mes étirements quotidiens. Mais ce besoin que l'air se transforme en fumée est incessant. Avoir cette sensation dans la gorge. Ce petit quelque chose qui donne à la respiration quelque chose de piquant. En fait, je crois que mon besoin c'est de sentir que je vis. De sentir cette respiration jour après jour dans mes veines. Enfin dans mes poumons. Je fais brûler de l'encens. Relativement longtemps. Je le respire aussi longtemps que possible. Même si certains ont du mal à comprendre cet amour. C'est le besoin de sentir, l'air, la fumée passait dans les tuyaux. Comme un composé radioactif qu'on injecterait dans mes veines pour suivre le cours de mon sang. Comme dans certaines expériences cliniques. Le faire en m'injectant de la fumée dans la bouche. Peu importe le goût qu'elle a. Peu importe si elle est dangereuse. C'est pas vraiment pour le kiff de faire comme tous ou d'être à la mode pour me pourrir la santé ou pour maigrir. Juste de la fumée innofensive. Celle qui m'apporte un apaisement, parce que je la sens pénétrer. Et à travers elle, je pourrais connaître mon corps intérieurement. Aussi bien que je le connais extérieurement. L'examiner sous toutes les coutures, en suivant par la pensée et la sensation, le parcours de cette fumée devenue maitresse à travers moi. Sentir cette plénitude que je réclame tellement au psychisme mais qu'il ne peut pas m'apporter. Il me dit de regarder le ciel par la fenêtre. Mais je n'arrive pas à retrouver une telle sensation. Celle à laquelle j'aspire en ce moment. Celle qui m'expliquerait que tout va bien dedans au moins. Parce que malheureusement comme je sens que tout ne va pas bien dedans, c'est qu'à l'intérieur y'a toujours quelque chose qui coince. Pouvoir m'auto-examiner en fait. Et enfin réaliser ce que je reodutes. Et retrouver la plénitude que j'atteins parfois. Parce qu'en même temps, je suis d'accord pour oser certaines trucs pour augmenter mon score. Seulement pas tout. Et faut bien que je goûte à u n bout de paradis, comme je l'offre aux autres, en les laissant faire ce qu'ils osent. 


En fait, ce que je veux, c'est me faire un nuage.


Pix :  Dear God

Sublimation.

le 11/11/2011 à 08h28

 

 

Cette impression de vide qui revient. Et cette envie de taper sur ce clavier dès 8h30, alors qu'à cdette période de l'année, il fait encore noir dehors et que pour ne pas bousiller mes yeux, je devrais allumer la lumière du salon. Mais à quoi bon ? Tout s'effondre. J'ai tendance et j'ai construit cette vision années après années, de croire que ma vie ne tient qu'à plusieurs fils. Chacun représentant des aspects de ma vie auxquels je tiens, et qui me font avancer. Le partage, la foi, la loyauté. Des principes auxquels je pensais avoir le droit et en lesquels je pensais pouvoir encore tenir. Mais si je fais le compte, il s'effrite tous jours après jours. Je vois les cordes se tendrent, et je me dis que bientôt si rien ne se passe autour de moi, celui de mon égobésité aussi épais soit-il ne va plus suffire à me retenir. Et je tomberai. Ce que j'évite. J'ai tenu vingt ans et quelques mois pour l'instant. Pourquoi pas plus ? Comment la vie pourrait être pire. Enfin si, bien sûr. Mais je veux dire, en général. Ouais j'ai tapé des crises. Et des dépressions. Mais je m'en suis sorti apparemment. C'est juste qu'à force de tout relativiser, je vous dis pas la taille de l'ulcère de mon estomac. Alors je me dis que le seul souhait acceptable serait de m'évaporer. Disparaitre dans un nuage de fumée. C'est facile de dire, ça, je sais. Et j'ai pas tendance à prendre les chemins les plus simples. Sinon j'arrêterais de me poser des questions (oui moi aussi, je me demande si ça sera possible un jour), et je ferai tout à fait n'importe quoi. Une vie sans principes. Quels qu'ils soient. Coucher avec n'importe qui, n'importe comment, n'importe quand. Manger, boire, fumer, se piquer avec n'importe quoi. Je deviendrais n'importe qui, en fait. Et je crois que c'est qui me rebutte plus que tout. C'est pas vraiment le fait de faire vraiment n'importe quoi. C'est plutôt le fait de perdre ce que je suis. Je sais que je me base énormement sur mes principes, mais je crois que c'est ça qui fait notre identité. Comment savoir ce que l'on est, sans poser de limites ? Comment arriver à définir sa personnalité sans avoir de bases ? Je crois que l'on est éduqué à croire en certaines choses et plus tard, on fait ses propres choix, quand on se sent l'âge d'en faire par soi-même. Et c'est ce qui fait ce que l'on est. Se résoudre à être n'importe qui, ça serait accepté de n'être plus personne. Au final, s'évaporer. être invisibile. Une sorte de fantôme vivant. Qui ne croit plus en rien, qui ne se voit plus, parce que plus rien n'a d'iportance. Pourquoi je plonge pas dans cette solution ? Pourquoi la vie, ou plutôt la mienne ne devrait être que questionnements, angoisses, prises de tête et doutes ? Parce que sans ça, ma vie n'aurait pas de sens. Oui, j'ai du mal à me reconnaitre en les choses. Surtout en ce moment. Surtout en les gens. Parce que rien ne me correspond, parce que rien ne me ressemble. Parce que je crois que je devrais pas être là. Et cette sensation, elle est là depuis vingt ans. Et on me la répéte : tu devrais pas être là. Et je me le dis : Si je ne comprends plus rien, ici c'est peut être parce que je ne devrais pas y être. Mais je n'ai plus le choix. Et quelle image aurait quelqu'un qui s'est tant battu pour abandonner à même pas un quart ? Ma vie continue à être une bataille, de pire en pire. Je regarde autour de moi, et je continue de voir de plus en plus de cadavres par terre. Les cadavres de mes espérances. Et ils me regardent, dans un dernier geste désespéré, en me disant que je n'ai encore rien fait pour les sauver. Et là, entre les derniers survivants, je me sens bien coupable de ne pas tomber avec mes Hommes. Comme le capitaine d'un navire, je devrais sombrer avec eux, mais comme on m'en donne encore la possibilité, je continues l'aventure. Pour eux. Pour Lui. Pour Elle. A survivre. Même si le sens m'en échappe. Je ne pars pas. Encore.

 

 

Pix ; De sa bouche,

pourquoi pas.

 

 


 


Elles ont toute pour moi l'odeur des chrysanthèmes.

Ils t'ont laissé...

le 28/10/2011 à 13h41

 


 


D'après ce que j'ai lu, on est deux dans l'affaire. Deux à se désespérer de cette insuffisance. Deux à se dire qu'aiu final, on est peut être en avance et c'est peut être là que se situe le problème. J'ai pas envie de mentir, pas en général et surtout pas ici. Je sais que les répercutions de mes mots vont arriver. Et c'est ça qu'on appelle la liberté d'expression. On est jugés sur chaque chose que l'on dit, on est poussé à se justifier sur tout ce que l'on fait. Tout ça parce que l'on ose dire que certaines choses ne vont pas et que l'incrédulité de ce monde ne nous satisfait pas. Les choses s'écroulent et je devrais regarder sans rien dire ? Laisser ceux en qui je pensais  pouvoir croire et faire confiance devenir des vrais déchets humains ? C'est pas mon genre ni mon objectif. Parait-il que j'ai encore l'audace de croire que quelque chose vaut la peine ici. Que mon existence a un but. Ou plusieurs. Et je pensais qu'un de ceux ci étaient de partager mes ressentiments. Mais apparemment je ne comprends rien ou je ne suis pas concerné par le problème. Alors là je me suis dit : Mais pourquoi on cherche à me garder alors ? A moins qu'on ne cherche pas à le faire. Je suis peut être dans une impasse lorsque j'imagine que les autres se comportent avec moi comme je le fais avec eux. Que certains croient en moi, ont confiance et placent un bout de leur vie entre mes doigts. En fait, je vis peut être entouré par des tonnes des gens qui ne me resemblent pas. Et comme Il l'a dit : Parce que tu es juste en avance. Mais bien que mon comportement m'agace souvent, au final, je crois que je n'y peux rien. Je me gave à tenir à des gens qui apparemment ne me font pas la pareil et qui commencent à me prouver qu'ils ne valent rien. Dans chaque relation j'estime que chacun met de sa personne, qu'il s'investit. Et comme pour tout investissement, il faut que l'énergie mise dans le projet soit rentable. ça a l'air barbare de parler de mes relations sociales de cette manière, mais au final ça marche comme sur le marché de la bourse. On s'engage. On met de sa personne, de son énergie, de son amour, de sa compassion, de sa tendresse, de ses conseils, de ses rélfexions et parfois de son intimité dans ses liens. Et Dieu sait à quel point, on peut être égoïste et individualiste pour certaines choses. Et c'est bien pour ça que lorsqu'on donne attend, on attend un certain rendu. Sentimental. Amical. Emotionel. Parfois Gestuel. Au moins Verbal. Ou Psychique. Je fais partie de ces gens qui donnent énormément et je crois que peu de monde ici ne pourra le nier. Si je donne ma confiance, je me donne le plus possible. Je me confies, je réfléchis et parfois même plus. Je n'y peux rien, je crois en l'être humain et en certaines personnes beaucoup plus qu'en d'autres. Et malheureusment pour moi, ces sensations ont tendance à s'accrocher. Vous faites des choses pour les gens et même si ça n'aboutit à rien, vous êtes poussés à vous attarder encore et encore. Mais pourquoi ? Parce qu'apparemment, j'ai un coeur. Et comme je le disais précédemment, j'ai parfois mis un bout de mon coeur, de ma vie au creux de certaines mains, et c'est con mais on y tient à ces choses là. Je ne suis pas là pour me mentir non plus à moi-même. Les choses sont ainsi faites. Ouais je peux y remédier comme j'ai commencé à le faire. C'est vrai que de cette façon, je suis beaucoup moins tenté. N'empêche que. Je continues à croire au potentiel des gens. Coûte que coûte. Et sans espoir, je me dis que je ne serais peut être plus là aujourd'hui. Et quand t'as vu certaines choses extraordinaires, tu te dis que ça ne peut pas se passer comme ça. Quand t'as vécu de telles expériences qui t'ont autant marqué, c'est inconcevable de se dire : ok. Tant Pis. J'oublies. Excusez-moi d'être optimiste. Et en effet,


 


 


Ouais, c'est tous des connards.


 


 


Pix :  J'les connais par coeur.

 


Et c'est grâce à cette avancée sur le monde que je me rends compte. Comme dans leur chanson : Quand on survole la ville sur son tapis. Grâce à cette hauteur que je prends et qui me dit : Mais au final à quoi ça sert ? Je grimpe sur son dos et monte sur ses épaules et de là-haut, je pleures. Ou plutôt c'est tout mon être qui se désole. Il se meurtri parce qu'au fnal quand on voit ça de si loin, on trouve ça vraimnt petit, vraiment insignifiant et comme je le disais à l'instant : sans intérêt. Et comme je pense que ces aléas que mon coeur ne subit que pas assez souvent méritent d'être noté, je les aligne ici comme autant de mouchoirs envolés. Chaque lettre est comme une larme que je verse sur le monde et sur la vie. Cette vie où je ne reconnais plus rien. J'ai l'impression d'être arrivé après la bataille et que je ne peux plus rien faire, ou résoudre. Mais en fait, c'est parce que je me mens. Toutes ces décombres ne résultent pas toutes de mon ressort. Et c'est l'époque : c'est un peu à cause de moi. N'importe quoi. Comme je l'ai déjà dit, je ne peux pas tout contrôler et ces horreurs ne sont pas toutes de ma faute. J'ai certainemnt participé à certains destins, disputes et déceptions mais je pense que chacun est responsable de son être et que par conséquent, je ne peux pas tout me reprocher. Je conçois la vie comme si le destin n'existait que très peu et qu'au contraire de The Adjustement Bureau, personne ne crée des choses pour qu'on se plie au plan. Je vois les choses, les actes, les paroles, comme si ils étaient presque totalement décidé par chacun. Seulement je me dis que si c'est vraiment le cas, certains ne doivent pas vraiment être conscients de ce qu'ils font. Ou alors ils aiment le désordre. J'arrive sur cette terre désolée, qui ne correspond pas du tout à n'importe quel rêve de monde que je peux faire. Comme le matin de Noël, ouvrir un cadeau qui n'a rien à voir avec ce que l'on espérait. Comme tout le monde, la déception me prend souvent et la seule chose qui pouvait encore me donner de l'espoir vient de s'éteindre avec mes réflexions. Et au final, je crois que je préfère ne pas être simple d'esprit et heureux. Les simples d'esprit ne sont pas que bêtes, ils sont aussi naïfs et désespérants. Comme ce à quoi je pense en fait. Souvent, on me dit d'arrêter de réfléchir. Mais que devient-on si on arrête de songer sur ce qu'on vit ? C'est le coeur vivant de Peter. Son objectif et sa cause. Son début et peut être un jour sa fin. En arrêtant de songer à tout ce qui me déçoit, je deviens ce que je redoutes, un légume. Un légume heureux mais totalement perdu. Et qui n'a, je peux le dire maintenant : Plus aucun n'intérêt. Certains osent dire : je n'ai pas de Dieu, ou de maître, personne qui guide mes pas. S'ils savaient quels sont les vrais maîtres de leurs vies, je crois qu'ils se suicideraient sur place. L'observation fait beaucoup dans la réflexion. Et à force, je me dis que beaucoup ont déjà perdu la partie avant d'y songer. Et puis d'autres ne se posent même pas la question. Comme les insignifiants dont je parle. Si c'est pour ressembler à ça, je préfère arrêter de suite. Sérieusement. Des fois, je me dis que les suicidés sont juste des gens comme moi qui ont réfléchi et qui n'ont pas trouvé de solutions. Des gens qui ont raison. Pourquoi rester si c'est pour se pourrir de ne pas trouver de résultats satisfaisants ? Pourquoi rester pour être entouré de débiles finis ? Des gens qui n'ont rien compris à la vie parce qu'ils n'ont même pas pris la peine d'y rélféchir. Des gens qui se plaignent de ce qui leur arrive sans en comprendre la cause ni la finalité. Tout, depuis que le monde est monde a un but, un objectif, une finalité. Comme Direct 8 l'a dit ce matin :  le cerveau ne peut comprendre que des éléments construits, qui débutent et se finissent. C'est bien pour ça que la vie est ainsi faite : La Naissance Et La Mort. Quelle serait l'essence même de la vie si elle avait un commencement mais jamais de fin ? La vie est faite pour être dépensée. Mais il me semble qu'ils est juste que je dise : pas de cette façon. Non, nous ne vivons pas chez les Bisounours et tout ne peut pas nous réussir. Chacun fait des erreurs et je suis la première. Sinon pourquoi les Français auraient perdu samedi dernier ? Et pourquoi aurais-je connu Morgan ou Meric (pour faire dans le clair) ? J'essaye de régler ma vie en me disant que pratiquement tout est explicable (je n'entres pas dans les détails) mais une fois, en haut de cette montagne humaine, je m'aperçois que ma conception du monde avait tout faux. Tous les éléments que j'ai pu me forger jusque là pour continuer à vivre ici ne sont que pures fantaisies de mon esprit. A croire que même si personne ne contrôle ce que l'on vit, on est bien responsables du formatage de nos esprits. Comme si ma conscience avait refusé de me montrer la réalité du monde et m'avait plongé pour tenir le coup dans une vision encore idéalisé des choses. Comme (je le croyais encore) certains le savent, j'ai énormément de mal à croire en les choses. Je veux dire en les objets en eux-même. Je ne plonge ma sincérité que dans le concret. Et mon caractère m'a poussé à traverser la portes des êtres humains. Je ne dis pas être la seule à emprunter ce chemin. Il me semble apercevoir quelques personnes qui ouvrent cette même porte et au final, de la place que j'ai aujourd'hui, je devrai commencer à m'inquiéter pour eux. Parce qu'au bout de cette vision en la puissance de l'Homme et de celle d'exister, on se rend compte, lorsqu'on a la possibilité comme je l'ai parfois de prendre de la distance sur ses épaules, que ce n'est qu'un château de cartes imaginatifs. On découpe son coeur, son âme et le reste pour le déposer dans d'autres mains. On ne croit en rien de plus que celles-ci. On se dit qu'on ne craint rien dans cette position. Parce que la vie ne vaut rien pour celui qui la vit. La vie ne nous appartient pas. Alors on se dit : pourquoi ne pas l'offrir ? Parce que si notre propre vie ne vaut rien à nos yeux, dans d'autres mains, elle peut s'épanouir et enfin avoir un sens. On se met en tête que la vie n'est que partage. Entiérement. Pour les bonnes et les mauvaises choses. Les mauvaises nouvelles et les beaux actes. Les débuts et les fins qui se perdent dans cette distribution de morceaux de coeur que l'on choisit nous-même et dont on ne pense plus être responsable une fois que ceux-ci ont été déposés chez nos destinataires attitrés. On se bat pour la vie et pour la puissance que l'on sent émaner de chacun dont on croit. Et au final, on vit pour et à travers les autres. Seulement les jolis mots que l'on se chuchote à l'oreille pour se rassurer, ou cette voix intérieure qui nous dit sans arrêt que tout n'est pas perdu parce qu'il y a encore ça : la seule chose à laquelle on veut croire se ruinent tous seul. Et quand Haru nous prend sur ses ailes, on tombe de haut, finalement. C'est pas la vie à laquelle on voudrait appartenir, ni le comportement que l'on souhaiterait avoir face à la nouvelle situation. Et pourtant. On continue à se laisser faire. Parce qu'on refuse d'agir comme ces personnes qu'ont perdu l'espoir. On reste là à regarder quelque chose dans lequel on en se reconnait pas, à se dire que la vie ne devrait pas être celle-ci et que malgré les actes qui sont à notre échelle, les autres sont sourds à nos recommandations et conseils. Parce que chacun est responsable. Et beaucoup ont décide de fermer les yeux et les oreilles. D'être contrôler par d'autres monstres sous des formes abstraites dont ils ne comprennent pas qu'elles sont bien plus que ce qu'elles ne paraissent être. On crie. On hurle. Et puis on arrête. Parce que notre voix s'est étouffé. Ou parce que le reste a suivi. Parce que tout a disparu. Ou au final, n'a jamais existé. On est à genoux devant cette horreur grandissante. Et malgré le poids que pèse notre monstre dans le ventre, tout ce qu'il peut encore faire pour Nous, ce n'est que pas trop nous attirer vers ce mur. On se vide comme on peut en se disant que le reste du temps nous apportera peut être un échappatoire. Mais pour l'instant, il n'existe pas. Et ce manque de sortie de secours nous laisse désemparés. Comme si on voyait ce qu'il faudrait avoir à la fin mais sans avoir les outils ni la possibilité de les essayer. Comme si on devait contruire une merveille. Les éléments brillants sont devant nous. Mais on ne peut ni y toucher, ni accèder aux outils qui nous permettrait de tailler cet idéal comme on le voudrait. On est vraiment diminués autant que nous sommes. Certains sont des rebels complétement vains. Et je ne sais pas si ils sont plus répugnants que ceux qui ne veulent rien savoir. Et là je me dis que les seuls qui pourraient peut être sauvés tout ça, se sont laissés tenter par la solution de facilité. Celle que je refuse d'emprunter par égocentrisme. Parce que j'ai envie de voir ça. D'admirer toute cette déchéance que j'arrive encore à ne pas être. Pourtant, la douleur me rattrape. Je cours. Je hurles contre le vent. Mais rien ne perce. Un grain de poussière contre un tas d'ordures. Parce que j'ai retrouvé cette sensation de ne plus croire en rien. Parce que sur les épaules de ce géant, c'est mon coeur qui crée la pluie. Parce qu'au final, ils ne servent plus à rien. Parce que. Plus personne n'est intéressant. 


Parce que ceux qui composent encore mon monde sont vides et sans intérêt. Le château de la princesse s'est effondré. Un Adieu à ce monde-ci sous la forme de dégoût.


 


 Pix : Je vous laisse (apprécier).

Mindala Jinka.

le 05/10/2011 à 18h13

 


 


Comme avec sa voix, j'arrive à m'évader de la bibliothèque, comme si la table n'était qu'un espace magique qui en la touchant nous emportait où on le désirait, mes rêves m'emmènent dans des endroits sombres et glauques à mourir. Pourquoi ? Parce que comme je décide d'être où je veux quand je suis assis à cette place, devenue si habituelle pour mes fesses, mon esprit décide bien où il veut me me mener. Tout ça n'est pas sans me rappeler l'horoscope. Mes pensées sont fabuleusement performatives en ce moment, et là je me demande si je me prends à penser que tous mes dossiers sont bouclés, je trouverais sur mon bureau, un dossier qui me montrera qu'effectivement ils sont tous là et n'attendent plus qu'à être imprimés. Ne me tentez pas, je n'essayerais pas parce que je reconnais quand même quand mes idées deviennent saugrenues. Enfin quand j'ai encore le courage de réfléchir à quoi que ce soit. Ce qu'on accepte pas, c'est que parfois notre cerveau décide un peu pour Nous. Comme quand j'écris sur Peter, c'est comme si je pouvais fermer les yeux et que mes doigts continueraient d'écrire tout seuls, en silence avec juste le son des touches qui se répercutent sur les murs blancs de la BU et les étalages de livres qui n'en finissent plus. A chacun sa drogue, apparemment mon crâne se nourrit de ce que mes rêves ou plutôt mes cauchemars lui apportent. Pas que la vie ne m'apprenne plus. Mais je trouve qu'en ce moment, le plus passionnant sont ces rêves de persécution et de séquestration. Pas que je ne saches pas d'où ils viennent. Mais comme mon lien l'a fait remarqué, ça pourrait être une sorte de désir refoulé. Un certain syndrome de Stockholm qui se réveille. J'ai du mal à croire que les rêves peuvent aller si loin dans les métaphores et dans les liens invisibles pour tant de gens. Il parait que les rêves comme les cauchemars sont là pour vider notre cerveau, évacuer les pressions et tensions des journées. Je commence à croire qu'ils peuvent aussi ressentir les manques qu'on veut se cacher et les liens imperceptibles qu'on sent entre les choses mais qu'on veut se cacher tellement ça parait improbable. Vous savez ces choses que vous finissez par ne plus dire à personne, tellement ça vous parait dingue. Comme cette histoire de Cancer. Et comme toutes ces références qui se cachent dans la quotidien mais qui parfois vous sautent à la gueule. J'en suis arrivé à ce point. Je me drogue à la vie et les pensées, les rêves me font apparaitre comme une espèce de zombie de la vie. Les yeux exhorbités sans raison et cette volontée bizarre de mâcher alors que rien n'habite notre bouche. Ce désir de parler cette langue intérieure où on est le seul à se comprendre, parce que ces signes ne sont inscrits dans aucun dictionnaire compréhensible pour les autres. Je crois que c'est pour ça qu'on galère tellement à me comprendre et à m'accepter. Mon corps et mes idées parlent leur propre langage. Des signes qu'ils ont créé en collaboration pour arriver à survivre à la vie elle-même. Réussir à la brûler, à la consumer jour après jour et à écrire ici comme une grande écrivaine alors que seuls des yeux perdus et les miens s'y attardent. Je suis dans un de ces moments où la drogue de mon sang, et la transe faite par mon propre culte se mélange et donne cette sensation si particulière d'être tellement à part de tout ça, de tout ce qui m'entoure. Des livres, du Satie, de l'appartement, du théâtre dans deux heures, de mon portable, de leurs vies, de la mienne. Un décollage hors du monde qui apaise comme une bonne douche, comme un bon joint. Et là je me dis que si on était plus à se shooter à la vie comme je le fais on finirait peut être bien moins comme ces légumes dans les hôpitaux. Fight against the sweet disease. Me battre contre ce qui fait de la vie un liquide doux et moelleux comme du miel. Contre cette douceur de vivre quand on ne capte plus rien et que plus rien n'a d'importance. Comme je l'étais il y a quelques années quand avec son aide, j'avais vidé mon cerveau pour ne plus rien voir de la vie que ce sirop beaucoup trop tendre pour être vivable. Parce qu'il ne faut pas fermer les yeux face à la vie. Beaucoup de gens disent qu'il ne faut jamais se cacher la vérité, les choses sont telles qu'elles le sont et souvent on n'y peut vraiment rien que ce soit ces problémes ou non. Et ils ont raison. Je me suis habitué à penser de la sorte, qu'il y a des choses qui me dépassaient encore et que ce n'est pas mes mains qui pouvaient les rattraper. Je n'ai pas eu tort. La vie est certainement moins dur à vivre comme ça. Mais de la même façon que je ne contrôle pas ce qui m'arrive, je ne contrôle ni mes rêves, ni mes angoisses. Comme des dizaines de démons qui veulent s'attaquer à mon Monstre. Et je sais que si je ne l'aide pas, il a peu de chance de s'en sortir. Y'a de ces moments où je me bats à ces côtés, parce que la vie n'est pas faite pour se laisser contrôler par ses peurs, surtout quand on est censé être vue comme une guérrière ou une personne qui est censé tout vous apprendre de la vie. Et puis y'a ces moments, où aucune reconnaissance n'est plus là et où je ne trouve plus la raison de me battre. Alors je laisse les cauchemars prendre leur place et guider mon cerveau vers les endroits les plus sombres et mon corps vers l'insomnie. Et les angoisses nocturnes se mettent en place. Comme si le tout constituait un système très bien huilé. Comme une mécanique du diable. Et je me retrouve à sa merci. Bien sûr, il y a le prince, puisqu'il n'y a plus que lui. Mais ne dit-on pas que devant la mort (même la petite) on est seul ? Alors j'oublie son aide, comme celles des autres est partie depuis longtemps. Il m'avait au moins appris une chose : Ne fais jamais confiance à personne désormais. Et pour des broutilles, j'ai osé croire que croire en l'espèce humaine n'était pas une faute. Ou alors une pardonnable. Et comme bien trop souvent, je suis tombé de haut.


En fait en essayant de sortir de l'ignorance qui m'exaspère chez les autres, j'y replonge, comme on est attirés par le gueule du loup.


 


Heureux les simples d'esprit.


 


Pix : J'ai vendu mon cerveau.


A quoi il me servirait maintenant ?