Voilà longtemps que j'ai lâché l'espoir d'une telle possibilité. Et finalement, ça n'a vraiment pas de rapport avec ce que mon coeur voulait arrêter de laisser étouffer ici. Mais c'est le seul mot qui m'est venu, et que je pouvais écrire ici pour m'en souvenir. Dommage que je pourrise ainsi l'idée par la distance phénoménale qui s'installe entre les deux idées.
J'ai compris avec le temps que ce n'était pas moi, mais mon coeur qui avait des envies suicidaires. Vraiment. Je n'ai pas envie de faire tout ça. Pas besoin de memontrer au monde sou mon plus mauvais jour pour lui opposer une sorte de S.O.S. Pas l'ambition de descendre aussi bas. D'accepter que la seule solution pour être écouté et pris au sérieux, ce serait d'hurler à la mort, au loup, jusqu'à temps qu'on vienne te chercher. Et pourtant j'ai un si bel exemple qui s'xerce si près de moi. Parfois même, sous mes yeux. Juste là tout près. Du mépris à s'en faire péter les entrailles. Et finalement, juste de la condescendance, de la gentillesse exagéré, exacerbé, poussé à son paroxysme. La situation est vraiment à en vomir parfois. Et tout ce que je cherche à faire consciemment, c'est de m'éloigner le plus possible de ce modèle. Parce que je ne m'y reconnais pas et que je refuse, d'abord pour les autres, mais surtout pour moi, de m'abaisser à un tel niveau d'hypocrisie et de salamalecs. J'aurais pu dire que ça fait vingt ans que je m'y tiens, mais il ne me semble pas que dans mes plus jeunes années, j'avais déjà conscience de cela, et je tiens à être précise avec la réalité. Mais j'ai tellement combattu pour ne pas devenir ce que je voyais de jours en jours se transformer en une créature mielleuse, que me rendre compte aujourd'hui qu'au final, ici c'est la seule solution pour qu'on s'occupe un tant soit peu de vous, ça me sidère. Totalement. J'en aurai vomi mes tripes, si j'avai pu. Et je dois vous avouer que j'en été pas loin. Accepter qu'un comportement, qu'on a rejetté pendant tant d'années avec tant de force et de vigueur soit la meilleure réponse afin de satisfaire une simple demande, ça me rend littéralement dingue. S'apercevoir de ses propres yeux à vingt ans, avec une claque verbale monumentale que le maximum de ce que l'on peut faire dans l'art du contrepied total de ces agissements ne se résume en fait qu'à des cris vains et à des grains de poussière, je vous assure, que ça vous vide complétement de tout votre fluide vital. J'avais si bien commencé cette année 2012. Je commence vraiment à croire que les passages d'années, un ce n'est pas pour moi, et que vraiment, 2, ça ne signifie absolument rien, autant pour les autres que pour moi. J'ai tant d'espoir, quand cette période, pleine de stress, de gaieté et d'angoisses arrive, que je retombe souvent au 36ème dessous, quand l'apothéose de la nouvelle année s'achève. On découvre qu'au final, la vie ne peut être que pire que ce qu'on s'est imaginé pour le futur. De plus en plus blessant. Alors qu'on croit qu'en grandissant et qu'en changeant d'année, ça va impulser, un nouveau départ, une renaissance. Et nos ambitions, en tout cas, les miennes, se retrouvent tellement gâchées, que tout perd de sa saveur. On a l'impression que quoi que l'on puisse espérer, quelle que soit la force que l'on met dans ses actes et ses convictions, tout ça n'est que château de sable quand ce n'est pas reconnu dans le système de relations sociales et notamment de parenté. Le chateau de la princesse qui commencait tout juste a reprendre de nouvelles bases, s'est une nouvelle fois, écroulé. Je commence à imaginer que c'est le choix des matérieux qui n'est pas bon. Et toujours plus, que SA solution, est certes de plus en plus radical, mais se rapproche de plus en plus, de l'horizon que j'aperçois. Et ça fait peur. Parce que je pense être comme chacun. Quand une part de notre vie s'effondre, on compte sur le reste pour ne pas tout perdre. Mais finalement, tout suit, comme si on transportait un virus avec Nous. Une bactérie qui infecte, voire affecte tout ce que nous touchons. Même socialement parlant. Et dans mon cas, surtout socialement parlant. Et on garde l'espoir qu'il n'en soit pas ainsi. Parce qu'être maudit serait réellement invivable. Et que cette impression ne peut pas être totalement vraie. Parce qu'on est tous humains. Et que je ne suis pas encore prête pour m'abandonner aux maximes du genre : " C'est le destin" ou " C'est une force supérieure qui veut ça, on ne peut pas lutter". Je déteste encore ce genre de fatalisme. Rien n'est tracé. Je voudrai juste pouvoir encore croire en quoi que ce soit. Mais malheureusement, comme beaucoup n'arrive pas à le comprendre, on ne peut se raccrocher qu'à un seul fil. Je suis trop lourde pour que la corde ne cède pas sous mon poids. Je n'ai pas le choix. Je ne peux pas résumer ma vie sous un seul angle. Oui, c'est mieux que rien du tout. Mais non, comme chacun peut le reconnaitre, ça ne suffit pas pour vivre correctement. Presque même pour survivre. Alors je me base sur des règles strictes que je m'impose pour ne pas dériver de ce que je consdière comme la bonne marche à suivre. Comme ce qu'il faut faire pour ne pas être une atrocité. Une sorte de chimère infâme. Je me suis gravé dans le cerveau, que ce n'était pas la solution et que ça ne le serait jamais. Parce qu'il y a d'autres moyens de se faire entendre. D'autres techniques qui se devraient de fonctionner comme je les ai apprise. Mais mes principes s'effritent quand la théorie se frotte à la réalité. Je tente de les réaliser, de les mettre en oeuvre, de les appliquer aux formules dans lesquels ils sont censés s'encastrer. Et je me retrouve être comme les premiers jeux d'un enfant. Ceux où on est censés, faire entrer des objets dans des cases. Vous savez ces fameux moment, où le carré se bloqué sur un triangle, et où le losange ne veut pas entrer dans le rond. Je hurles. Et ça bloque. Je cours et me prend le mur en pleine figure. Et en pleine vitesse. Comme dans la chanson. Et je saigne. Beaucoup. Sans pour autant mourir. Comme si on crevait à petit feu. Arraché de tout ses membres, mais où l'espoir de la vie reste. Mais on crève. Toujours plus. Comme si on coulait dans sa propre vie, toujours plus profondément. On voit la surface de l'eau qui s'éloigne. Petit à petit. Comme le dernier raccord avec la vie. Le souffle dans ses poumons qui s'évacue sous forme de bulles. L'oxygène dans l'eau qui s'évapore de plus en plus loin. Comme dans la conclusion de Shutter Island. Vivre en monstre ou Mourir en Héros. Sauf que je refuse les deux. Alors je reste dans un entre-deux inssuportable. Une sorte d'entrée, d'antichambre, qui sent la fumée, et le tabac froid. Un semblant de départ dans une nouvelle pièce qui ne se résume qu'à une illusion. Une pièce qui est pleine de promesses, alors que dans la réalité, il n'y a aucune porte qui donne sur la sortie. Un endroit, où on ne peut ni reculer, ni avancer. Un pas de fait trop loin dans une direction qui empêche à la fois de la continuer ou d'en faire le contraire. Une sorte d'amnésie, et de paralysie générale. Qui s'allonge dans le temps. Plutôt qu'un couloir sans fin, une chambre d'hôpital capitonnée, où on est enfermé avec une camisole. Ou même sans. Mais juste. Une pièce construite autour de vous, et qui du coup, ne nécessite aucune porte. Aucune fenêtre. Pas d'avancement ni de régression. Juste une stagnation ignoble. Comme quand on fait la planche au dessus de l'eau. Tout juste entre eau et terre. La parfaite surface de l'eau. Comme une pellicule. Un endroit où l'on a beau crier, personne ne nous entend ou ne nous comprend. On explique ce que l'on veut et on t'oppose des paroles qui disent que justement tu ne dis jamais ce que tu veux. Tout faire pour être/paraitre mature, et que ce soit le princicpal reproche que l'on te lance. Comme si malgré toute la volonté du monde, tout tes actes voulus, paraissaient aux autres tout l'inverse de tes volontés. Impression que j'agis dans une bulle, à l'intérieur de moi-même. Et qu'une machine qui m'entoure transforme en total contraire l'amplitude de ce que je me souhaite. Une traduction inversée. Un piano mal accordé où les notes que l'on joue parfaitement, se transforme en une mélodie abjecte. Je ne sais plus où je suis, ni qui je dois être pour avoir une vie convenable. Je vomis tout ce qu'on me propose. Et l'horizon ne se présente qu'en une transformation que je me refuse. Pourquoi ? Parce que comme je lui ai dis, même si c'est une des personnes à qui je dois la vie, il y a des syllabes qui ne se prononcent pas. Quelle que soit la situation et qui que ce soit. Comme une petit mort sociale, j'écoute encore mes ressentis, et je décide de ne pas digérer. Pas une nouvelle fois. Pas comme d'habitude. Parce que malgré les modèles que l'on m'impose compme apparemment étant les bons, je continues à croire que la seule Non-Action (si l'on peut dire) qu'il me reste, est une forme de révolte.
Pix : J'devrais m'tamponner.


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